Les travaux du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T) dans le territoire de Mweka, au Kasaï, sont à l’arrêt depuis une année, sans qu’aucun ouvrage ne soit achevé. Ce constat, dressé par la société civile locale, soulève des interrogations sur l’efficacité de ce programme censé améliorer les conditions de vie des populations.
Un programme aux ambitions inabouties
Le PDL-145T vise à réduire les inégalités territoriales en dotant les zones rurales d’infrastructures de base. À Mweka, plusieurs chantiers avaient été lancés sous la supervision du PNUD, mais ils sont aujourd’hui à l’abandon. Le bâtiment administratif du territoire, par exemple, est devenu un dépotoir et abrite des militaires, selon les informations fournies par la société civile. Cette situation illustre un gaspillage de ressources qui prive la communauté d’équipements essentiels.
L’absence du PNUD sur le terrain
Louis Divin Bopa, secrétaire exécutif de l’ONG Ensemble pour la Protection, les Droits et l’Éducation des Enfants (EPDER), a exprimé son désarroi : « Rien n’a marché dans le cadre du projet PDL-145 Territoires. Aucun ouvrage n’est prêt à être livré à la communauté. Cela fait une année que les travaux sont à l’arrêt. Le PNUD est absent sur le terrain. Nous ne savons plus à quel saint nous vouer. Les autorités ont été saisies, mais rien n’est fait. » Ces propos traduisent une rupture de confiance entre les acteurs locaux et l’agence onusienne, dont le retrait apparent compromet la finalisation des projets.
Un impact concret sur la population
L’arrêt des chantiers a des conséquences directes pour les habitants de Mweka. Sans bâtiment administratif fonctionnel, les services publics sont désorganisés, ce qui peut ralentir les démarches civiles et l’accès aux droits. De plus, l’absence d’infrastructures achevées freine le développement économique local, car les routes, les marchés ou les centres de santé prévus ne sont pas opérationnels. La société civile, par la voix d’EPDER, membre de la Coalition des Organisations de la Société Civile en Finances Publiques, appelle les autorités nationales à s’impliquer pour relancer les travaux.
Quelles perspectives pour le PDL-145T ?
Le blocage observé à Mweka interroge sur la gouvernance du programme. Si les causes de l’arrêt ne sont pas précisées, l’absence de réaction du PNUD face aux démarches de la société civile suggère un défaut de suivi. Pour les ménages, cela signifie que les promesses d’amélioration des conditions de vie restent lettre morte. Une reprise effective des chantiers nécessiterait une mobilisation coordonnée entre le gouvernement congolais et ses partenaires techniques, afin de garantir que les fonds alloués se traduisent en réalisations concrètes.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
