La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a officiellement lancé le Club des Ambassadeurs de la masculinité positive ce mercredi 3 juin 2026 à Kinshasa. Une initiative qui soulève une question centrale : au-delà des discours, comment transformer l’engagement des hommes en un levier concret contre les violences basées sur le genre ?
Un club pour structurer l’engagement masculin
La cérémonie s’est tenue dans le cabinet de la ministre, en présence des douze Ambassadeurs récemment décorés par le président Félix Tshisekedi, lui-même Champion africain de la masculinité positive. Micheline Ombae Kalama a présenté les orientations stratégiques et les missions assignées à ces personnalités, appelées à devenir des modèles et des relais de sensibilisation dans leurs secteurs respectifs. Leur feuille de route inclut l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’action pour promouvoir une masculinité responsable et respectueuse des droits des femmes et des enfants. Ce cadre de concertation vise à consolider une mobilisation masculine durable, en phase avec la dynamique continentale portée par l’Union africaine.
Des relais au sommet de l’État
Parmi les Ambassadeurs, le ministre d’État chargé des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, a salué une initiative qui traduit la volonté du chef de l’État de faire de la lutte contre les violences basées sur le genre une priorité nationale. Il a réaffirmé son engagement à soutenir toutes les actions visant à promouvoir les droits des femmes et à protéger les personnes les plus vulnérables. De son côté, le député national Marcel Ekutu, également Ambassadeur et président du Réseau des hommes engagés pour la masculinité positive au Parlement, a renouvelé l’engagement des élus nationaux à accompagner les réformes et initiatives favorisant l’égalité entre les femmes et les hommes. Ces déclarations placent l’initiative au cœur des institutions, mais l’épreuve du terrain reste entière.
Un impact attendu sur la société congolaise
En encourageant l’adoption de comportements responsables, le gouvernement entend s’attaquer aux racines des violences faites aux femmes et aux enfants. La création de ce club répond à un besoin de coordination et de visibilité pour des actions souvent dispersées. Reste à savoir si ces Ambassadeurs, issus des sphères politique et sociale, parviendront à incarner un changement perceptible dans les communautés. Leur capacité à élaborer des plans d’action concrets et à les déployer au-delà de Kinshasa sera déterminante. L’initiative s’inscrit dans une dynamique continentale, mais c’est dans les foyers, les écoles et les lieux de travail que se jouera la transformation des normes de genre.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: mediacongo.net
