Le Président de la République a procédé, ce mercredi 3 juin, à une vague de nominations à la tête de plusieurs entreprises et établissements publics. Ces désignations, lues à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), concernent des institutions clés du paysage économique congolais, allant de la fiscalité à la promotion de l’entrepreneuriat, en passant par le contrôle de la qualité et la régulation des assurances.
Un renouvellement ciblé des instances dirigeantes
Les ordonnances présidentielles ont pourvu les postes de Président du Conseil d’Administration (PCA), Directeur Général (DG) et Directeur Général Adjoint (DGA) dans une quinzaine d’organismes. Cette décision s’inscrit dans une logique de redynamisation de l’appareil étatique, en plaçant de nouveaux responsables à des postes stratégiques pour l’économie nationale. Chaque nomination répond à un besoin spécifique de l’institution concernée, qu’il s’agisse de renforcer la mobilisation des recettes fiscales, de stimuler la création d’entreprises ou de mieux encadrer les secteurs régulés.
Des figures nouvelles pour des missions économiques précises
Parmi les entités touchées, la Direction Générale des Impôts (DGI) voit arriver Barnabé Muakadi Mwamba comme Directeur Général, épaulé par Bobine Muderwa aux questions administratives et Kabwa Kalumba Maurice aux questions fiscales et réformes. Ce trio aura la lourde tâche d’optimiser le recouvrement des impôts, un levier essentiel pour le budget de l’État. Du côté de l’entrepreneuriat, le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) est désormais dirigé par Luto Nzolantima, avec Mukanya Katanga Evariste comme PCA. Leur mission : faciliter l’accès au crédit pour les petits porteurs de projets, un enjeu majeur pour l’emploi et la diversification économique.
L’encadrement du secteur privé au cœur des priorités
L’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP) est confiée à Ted Beleshayi (DG) et Felly Samuna (DGA). Leur rôle sera de veiller à l’application de la loi sur la sous-traitance, qui réserve une partie des marchés aux entreprises congolaises, afin de favoriser l’émergence d’une classe moyenne locale. Dans le même esprit, l’Agence pour la Promotion des Classes Moyennes Congolaises (APROCM) est pilotée par Pascal Mazombo (DG) et Belinda Lutandila (DGA), sous la présidence de Bilonda Lubangi Okito. Leur feuille de route : concevoir et mettre en œuvre des programmes d’appui à cette catégorie socio-économique, considérée comme un moteur de stabilité et de croissance.
Des nominations aux implications concrètes pour les usagers
D’autres nominations auront un impact direct sur la vie quotidienne des Congolais. À l’Office Congolais de Contrôle (OCC), Osumba Pierre prend la direction générale, avec Christelle Mwabilu comme adjointe. Cet office est chargé de vérifier la conformité et la qualité des produits importés et locaux, une mission cruciale pour la protection des consommateurs. L’Agence Nationale du Médicament (ANAMED), dirigée par Tshilumbu Kantola Paul, devra garantir la disponibilité et la qualité des médicaments sur le marché, un enjeu de santé publique. Enfin, l’Office National de l’Identification de la Population (ONIP), avec Marcellin Basengezi Mukolo à sa tête, est appelé à accélérer la délivrance des cartes d’identité nationales, un préalable à l’inclusion financière et à la planification démographique.
Ces nominations, bien que techniques, dessinent les contours d’une action publique plus volontariste dans des secteurs vitaux. Leur succès dépendra de la capacité des nouveaux mandataires à traduire ces missions en résultats tangibles pour l’économie et la population.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
