Les travaux de la deuxième réunion de la Commission tripartite entre la République démocratique du Congo, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et le Burundi se sont ouverts ce mardi 2 juin 2026 à Kinshasa.
Présidant la cérémonie, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a exprimé sa satisfaction quant au choix de la capitale congolaise pour abriter ces assises. Il a salué l’engagement du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en faveur de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs, tout en soulignant ses efforts pour consolider les relations bilatérales avec le Burundi et promouvoir l’intégration régionale.
Un cadre pour évaluer la protection des réfugiés
La rencontre, prévue sur deux jours, réunit des experts des deux États et les représentants du HCR. L’objectif est d’examiner avec précision la situation des réfugiés congolais établis au Burundi et celle des ressortissants burundais vivant en RDC. Les discussions doivent aboutir à l’identification de défis persistants en matière de protection et à la formulation de stratégies concrètes.
Au centre des débats figure la nécessité de garantir un rapatriement qui respecte les normes internationales de sécurité et de dignité. Les participants travailleront à l’amélioration des mécanismes existants pour faciliter le retour volontaire, en évitant tout retour forcé ou dans des conditions précaires.
Volontariat et sécurité : principes cardinaux
Le principe du volontariat est au cœur du mandat de la Commission tripartite. Les travaux en cours visent à s’assurer que les retours s’effectuent uniquement sur la base d’une décision libre et éclairée des réfugiés, après une évaluation indépendante des conditions sécuritaires dans leurs zones d’origine.
La dimension sécurité reste primordiale. Les experts doivent analyser la situation sur le terrain, notamment les risques de violences, l’accès aux services de base et la présence d’acteurs armés dans les régions de retour. Ces évaluations conditionnent la mise en œuvre du rapatriement.
Une coopération régionale sous le sceau du rapatriement durable
Ces assises s’inscrivent dans le cadre des efforts conjoints menés par les deux États et le HCR pour apporter des solutions durables aux déplacements forcés de populations. La coopération bilatérale et la coordination avec l’agence onusienne sont présentées comme des leviers essentiels pour éviter que les retours ne soient temporaires et que les réfugiés ne soient à nouveau contraints à l’exil.
Le gouverneur de Kinshasa a souligné que ces initiatives régionales, soutenues par le chef de l’État congolais, participent à la consolidation de la paix dans la sous-région. La RDC et le Burundi partagent des frontières poreuses et une histoire de mouvements de populations liés aux conflits, ce qui rend cet exercice tripartite d’autant plus stratégique.
Les conclusions de cette réunion devraient déboucher sur une feuille de route actualisée pour les prochains mois. Les autorités congolaises et burundaises, avec l’appui du HCR, entendent renforcer la confiance des réfugiés et accélérer les opérations de retour volontaire dans les zones stabilisées.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
