La pénurie électricité RDC 2025 ne cesse d’étrangler l’économie nationale, plongeant des millions de Congolais dans un quotidien rythmé par les coupures intempestives RDC. Face à cette hémorragie silencieuse, le député national Jethro Muyombi SNEL, élu de Lubumbashi (Haut-Katanga), a frappé un grand coup en adressant une question d’actualité cinglante à la direction générale de la Société nationale d’électricité. Lors d’un entretien exclusif accordé le jeudi 21 mai à Radio Okapi, l’élu a exigé des explications claires et immédiates sur ce qu’il qualifie de « déficit chronique de production énergétique » qui paralyse aussi bien les foyers que les industries locales.
Cette question parlementaire énergie dénote une profonde exaspération qui dépasse les frontières de la capitale du cuivre. En effet, la crise énergétique Congo n’est pas une simple fluctuation conjoncturelle ; elle s’enracine dans un paradoxe que Jethro Muyombi a magistralement mis en lumière. Comment un pays qui abrite le site d’Inga, avec un potentiel hydroélectrique estimé à plus de 100 000 mégawatts, peut-il afficher un taux d’accès à l’électricité inférieur à 20 % ? Le député rappelle que cette manne dormante nourrit une dépendance coûteuse à des groupes électrogènes thermiques, asphyxiant la compétitivité des entreprises.
À Lubumbashi, les mines, pilier de l’économie nationale, subissent de plein fouet ces délestages chaos. Chaque heure sans courant se traduit par des pertes sèches en production de cuivre et de cobalt, des métaux stratégiques dont le monde raffole. Mais au-delà des chiffres, c’est le tissu social qui se délite : hôpitaux privés d’électricité, étudiants révisant à la lueur des bougies, petits commerçants voyant leurs denrées périr. « La SNEL, ce géant aux pieds d’argile, doit sortir de sa léthargie et rendre des comptes », a martelé le parlementaire, utilisant une métaphore qui résonne comme un avertissement.
La démarche parlementaire, inscrite dans le cadre constitutionnel du contrôle de l’action gouvernementale, vise à secouer une société étatique souvent critiquée pour son opacité. Jethro Muyombi a notamment pointé les failles d’un réseau vieillissant, miné par le manque d’entretien et les détournements, ainsi que l’absence d’une vision stratégique de long terme. Il a appelé à un plan Marshall du secteur énergétique, mêlant investissements massifs, lutte contre la corruption et diversification des sources, notamment le solaire dans les provinces enclavées.
Cette sortie du député de l’Union sacrée s’inscrit dans un contexte où les promesses d’électrification universelle se heurtent à une réalité crue. Alors que le gouvernement mise sur les grands barrages, comme Inga III, ces projets pharaoniques tardent à se concrétiser, laissant les Congolais prisonniers d’un présent sans lumière. L’urgence, plaide l’élu, est de prioriser des solutions décentralisées et de mettre fin à la gabegie qui gangrène la SNEL.
La balle est désormais dans le camp de la direction générale de l’entreprise publique. Répondra-t-elle avec des mesures concrètes ou se contentera-t-elle d’un énième exercice de communication ? Pour Jethro Muyombi, le temps des excuses est révolu ; le peuple attend des actes. La RDC, dotée d’un potentiel capable d’éclairer toute l’Afrique, doit enfin transformer son or bleu en vagues de développement, une goutte à la fois, pour éviter que la crise énergétique ne devienne le tombeau de ses ambitions.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
