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Lomami : trois commerçants tués en une semaine, la FEC alerte

En moins de sept jours, le tronçon Ngandanjika-Kabinda s’est mué en véritable coupe-gorge. Trois opérateurs économiques y ont perdu la vie, victimes d’une violence aveugle qui ne cesse de s’intensifier dans la province de Lomami. Ces assassinats, survenus à proximité du pont Mpambu, posent une question lancinante : jusqu’à quand les commerçants devront-ils risquer leur vie pour exercer leur métier ?

La Fédération des entreprises du Congo (FEC) a brisé le silence ce samedi 16 mai. Son président territorial, Jean Pierre Beya, a dressé un constat glaçant de l’insécurité Lomami qui gangrène ce corridor commercial vital. « Nous avons déjà enregistré trois morts en une semaine sur ce tronçon. Ce sont des commerçants qui faisaient le trafic entre Ngandanjika et Kabinda », a-t-il martelé. Les victimes, des commerçants aguerris, empruntaient quotidiennement cette route pour assurer l’approvisionnement en biens essentiels entre les deux centres urbains.

Le pont Mpambu, situé entre les groupements de Nzaji et Kalunda Musoko dans le territoire de Ngandanjika, cristallise désormais toutes les angoisses. À cet endroit précis, les attaques armées se sont multipliées, semant la terreur parmi les usagers. Selon Beya, plusieurs tentatives d’agression ont été signalées récemment. « Ils sont attaqués à plusieurs reprises. Certains réussissent à fuir, mais d’autres n’y parviennent pas », a-t-il ajouté, laissant planer l’ombre d’un bilan encore provisoire.

Cette flambée de violence met en lumière la fragilité de l’axe routier Ngandanjika-Kabinda, pourtant crucial pour les échanges économiques. La route sert de colonne vertébrale au commerce local, mais elle est devenue un piège mortel pour ceux qui osent l’emprunter. La FEC sécurité, ou plutôt son absence, se trouve au cœur des préoccupations. Les opérateurs économiques, désormais tétanisés, réduisent leurs déplacements, asphyxiant lentement l’économie régionale.

Face à ce silence assourdissant des autorités territoriales – contactées, elles ont refusé de commenter –, la FEC tire la sonnette d’alarme. Jean Pierre Beya exhorte les services de sécurité à déployer des patrouilles intensives le long de ce tronçon. « Nous demandons aux forces de l’ordre de prendre leurs responsabilités pour protéger les vies et les biens », a-t-il plaidé.

Ces assassinats rappellent combien l’insécurité Lomami est un fléau persistant, souvent ignoré jusqu’à ce que le sang coule. La province, déjà éprouvée par des défis multiples, voit aujourd’hui ses fils et filles faucher en plein labeur. Le tronçon Ngandanjika-Kabinda, jadis simple voie de passage, incarne désormais la plus brutale des injustices. À quand un sursaut sécuritaire pour que cesse cette hécatombe ?

La réponse tarde, et les commerçants continuent de mourir en silence. La FEC sécurité, en lançant cet appel au secours, espère encore que la raison l’emportera avant que de nouvelles vies ne soient sacrifiées sur l’autel de l’indifférence.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd

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