Une condamnation sans équivoque. Dans un communiqué publié samedi 9 mai, la MONUSCO a fermement dénoncé la récente escalade d’attaques meurtrières visant des populations civiles dans l’Est de la République démocratique du Congo. La Mission onusienne dresse un bilan macabre : des dizaines de victimes civiles ont été recensées en quelques jours dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, illustrant une nouvelle fois la menace persistante que le conflit armé fait peser sur les communautés locales.
Les territoires d’Irumu, de Djugu et de Mambasa, en Ituri, ont été le théâtre d’incursions meurtrières. Des groupes armés y ont perpétré des violences ciblant sans distinction femmes, enfants et hommes. Plus au sud, les environs d’Oicha, dans le Nord-Kivu, et la chefferie des Bafuliru, au Sud-Kivu, ont subi le même sort. Dans chaque foyer touché, c’est un quotidien déjà fracturé par des années d’insécurité qui s’effondre un peu plus.
La MONUSCO a également exprimé sa plus vive préoccupation concernant des frappes aériennes et des bombardements survenus vendredi 8 mai dans les zones de Kilolirwe et Mushaki, au Nord-Kivu. Ces opérations auraient causé des pertes en vies humaines parmi les civils, aggravant un peu plus le climat de terreur. La Mission rappelle que de tels actes, s’ils sont confirmés, constituent des violations graves du droit international humanitaire.
« Ces attaques meurtrières en RDC ne sont pas une fatalité. Elles rappellent cruellement l’urgence d’une protection renforcée des victimes civiles », peut-on lire en substance dans le document. La Mission déplore que ces violences continuent d’alimenter un cycle de peur et de vulnérabilité pour des populations déjà durement éprouvées par le conflit armé Est RDC. Chaque nouveau massacre creuse le fossé entre les discours et la réalité sécuritaire sur le terrain.
Face à cette situation, la MONUSCO a tenu à rappeler à toutes les parties au conflit leurs obligations impératives : protéger les civils, respecter strictement le droit international humanitaire, le droit international des droits de l’homme et toutes les normes applicables. L’institution onusienne insiste sur la nécessité de prendre toutes les précautions pour éviter les dommages aux biens de caractère civil et les pertes humaines évitables.
L’appel est pressant : la Mission réitère sa demande de cessation immédiate des attaques contre les civils. Combien de vies faudra-t-il encore perdre avant que les belligérants ne comprennent que l’impunité ne saurait être éternelle ? La MONUSCO souligne que les auteurs de violations du droit international humanitaire et d’atteintes aux droits humains devront répondre de leurs actes devant la justice. Lutter contre l’impunité demeure, selon elle, le seul rempart contre la répétition de tels drames.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
