Les 27, 28 et 29 avril 2026, Kinshasa a été le théâtre d’un événement majeur pour le secteur des télécommunications en République Démocratique du Congo. Les États généraux des Postes et Télécommunications ont rassemblé l’ensemble des forces vives – opérateurs, régulateurs, investisseurs et partenaires techniques – avec un objectif ambitieux : poser les jalons d’une modernisation profonde et accélérer la transformation digitale RDC.
Parmi les participants, un acteur s’est distingué par sa vision et son empreinte concrète sur le territoire : Helios Towers RDC. L’opérateur d’infrastructures télécoms, spécialisé dans la construction, la gestion et le partage de tours de téléphonie mobile, a profité de ces assises pour exposer, à travers un espace immersif, son modèle de colocation. Une approche qui, en mutualisant les pylônes entre les différents opérateurs, permet de réduire les coûts, d’optimiser le déploiement et d’étendre la couverture réseau bien au-delà des seules métropoles.
Mais quel est le poids réel d’Helios Towers en RDC ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 3 000 tours réparties sur le territoire, hébergeant la quasi-totalité des opérateurs mobiles du pays, et une couverture qui atteint aujourd’hui 32 millions de personnes. Des zones rurales longtemps oubliées aux quartiers périphériques des grandes villes, ces pylônes deviennent les piliers silencieux de l’inclusion numérique. Sans ces infrastructures télécoms, pas de 4G, pas de mobile money, pas de services en ligne. Alors, comment ne pas y voir le socle indispensable de la transformation digitale RDC ?
Maixent Bekangba, Directeur régional et Directeur général d’Helios Towers RDC, a saisi cette tribune pour rappeler la mission du groupe : connecter les populations, renforcer l’inclusion numérique et soutenir durablement l’ambition nationale. Une ambition parfaitement incarnée par le projet Digital Nation 2030, porté par le Chef de l’État, qui vise à faire de la RDC une économie numérique moderne, inclusive et compétitive d’ici la fin de la décennie. « Notre participation aux États généraux illustre notre volonté de collaborer étroitement avec les autorités et les autres parties prenantes pour bâtir une véritable société de l’information », a-t-il déclaré, soulignant que chaque tour partagée est une brique supplémentaire dans l’édifice numérique congolais.
La recette d’Helios Towers pour accélérer la cadence ? La duplication d’un modèle éprouvé : construire, posséder, louer. En mutualisant les tours, l’entreprise évite la duplication inutile d’installations coûteuses, réduit l’empreinte environnementale et facilite l’arrivée de nouveaux opérateurs. C’est ainsi que, progressivement, la fracture numérique se résorbe, et que des millions de Congolais accèdent à des services télécoms de qualité. Une réponse pragmatique aux défis des États généraux télécommunications RDC, qui avaient justement pour but de libérer le potentiel du secteur et de créer un cadre propice à l’investissement.
À l’heure où la RDC entend se positionner parmi les leaders africains du numérique, les infrastructures partagées apparaissent comme une évidence. Peut-on imaginer une Digital Nation 2030 sans des pylônes capables d’acheminer la voix et les données jusqu’au dernier village ? La mobilisation observée lors de ces États généraux montre que les acteurs publics et privés sont prêts à conjuguer leurs efforts. Reste à transformer l’essai : les mois à venir diront si les engagements se muent en réalisations concrètes. Une chose est sûre : avec 3 000 tours et une feuille de route alignée sur la vision présidentielle, Helios Towers RDC est en pole position pour écrire, aux côtés du gouvernement, le prochain chapitre de la révolution numérique congolaise.
Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
