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Donald Trump dévoile son ‘Conseil de paix’ pour Gaza : un pari risqué sur l’après-guerre

L’ancien président américain Donald Trump a officialisé, ce vendredi 16 janvier 2026, la composition d’un Conseil de paix pour Gaza qu’il présidera personnellement. Cette initiative, présentée comme le pilier central de la « phase deux » de son plan pour la bande de Gaza, ambitionne de piloter la stabilisation et la reconstruction post-conflit du territoire palestinien dévasté. L’annonce, faite par communiqué, marque une étape concrète dans la mise en œuvre d’une feuille de route endossée par le Conseil de sécurité de l’ONU en novembre dernier.

Le conseil paix Gaza est constitué d’un directoire exécutif de sept personnalités influentes, majoritairement américaines. Parmi elles figurent en tête le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, dont l’expérience dans les dossiers du Moyen-Orient est largement reconnue, bien que parfois controversée. Leur présence conjointe symbolise la volonté affichée d’associer une approche atlantiste à une expertise internationale. La liste comprend également des figures clés de l’ère Trump, comme son gendre Jared Kushner, architecte des accords d’Abraham, et l’émissaire spécial Steve Witkoff.

Chaque membre de ce directoire se verra attribuer la supervision d’un secteur spécifique, allant de la reconstruction des infrastructures et de l’attractivité pour les investissements à la mise en place de structures de gouvernance et aux relations régionales. Cette approche sectorielle vise à mobiliser des expertises pointues et des réseaux de financement privé, incarnés par la présence de Marc Rowan, patron du fonds Apollo, et d’Ajay Banga, président de la Banque mondiale. Cette architecture suggère une vision où la reconstruction Gaza plan Trump reposerait sur un partenariat public-privé à grande échelle.

Sur le terrain, l’opérationnalité du dispositif sera assurée par deux nominations stratégiques. Le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, ancien envoyé de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, occupera le poste de Haut-représentant pour Gaza. Son mandat consistera à servir d’interface avec les acteurs locaux et internationaux. La sécurité, pierre angulaire de toute tentative de relèvement, sera quant à elle confiée à une force internationale stabilisation Gaza placée sous le commandement du général américain Jasper Jeffers. Son déploiement est prévu parallèlement au retrait progressif des troupes israéliennes et au désarmement du Hamas, comme stipulé dans le plan.

Le mécanisme de gouvernance locale prévoit que ce conseil supervise un comité palestinien temporaire, apolitique, composé de 15 technocrates. Dirigé par l’ingénieur civil et ancien haut fonctionnaire Ali Shaath, ce comité aura la lourde responsabilité de piloter les premiers chantiers de reconstruction. Donald Trump a salué dans un message ces « dirigeants palestiniens fermement engagés en faveur d’un avenir PACIFIQUE ! », cherchant ainsi à légitimer cette structure parallèle aux institutions politiques existantes.

Cette annonce intervient alors que la « phase deux » du plan américain est officiellement entrée en vigueur. Elle succède à une première phase centrée sur un cessez-le-feu durable. Le chemin tracé est cependant semé d’immenses défis. La crédibilité de ce Conseil de paix pour Gaza auprès des populations locales, sa capacité à travailler en toute indépendance vis-à-vis des agendas politiques de ses membres, et la mobilisation des fonds colossaux nécessaires à la renaissance de Gaza seront scrutées à la loupe. La présence d’une forte personnalité comme Tony Blair Marco Rubio dans la même équipe garantit-elle une coordination efficace ou risque-t-elle de générer des tensions ?

Pour les observateurs internationaux, notamment en Afrique où les processus de sortie de crise sont analysés avec attention, l’initiative de Donald Trump Gaza paix représente un laboratoire à grande échelle. Sa réussite ou son échec pourrait redéfinir les modalités d’intervention post-conflit, mêlant soft power diplomatique, logique sécuritaire robuste et capitalisme de reconstruction. La communauté internationale retient son souffle, consciente que la stabilisation de Gaza est un impératif non seulement humanitaire, mais aussi géopolitique pour l’ensemble de la région.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: mediacongo.net

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