AccueilActualitéSecuritéMeschack Masampala tué par les Shikata : bavure meurtrière à Kisenso

Meschack Masampala tué par les Shikata : bavure meurtrière à Kisenso

Dans la soirée du mardi 10 mars, un drame a secoué le quartier Révolution, dans la commune de Kisenso, au sud-ouest de Kinshasa. Meschack Masampala, défenseur judiciaire au tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Matete, a été tué par balle. Selon des sources proches de la victime, les auteurs seraient des militaires connus sous le nom de « Shikata ». Cet incident met en lumière l’insécurité persistante à Kinshasa, où ceux censés protéger la population sont parfois accusés de bavures.

Les circonstances du meurtre sont glaçantes. Vers 21 heures, près de l’église de Bayombe, direction le bar Vita-Imana, Meschack Masampala a été intercepté par ces militaires. Après vérification de son identité, ils lui auraient exigé son porte-monnaie. Face à son refus, l’un d’eux a ouvert le feu, le tuant sur le coup. Un collègue du défenseur, le cœur brisé, a confirmé cette version des faits. Le meurtre à Kisenso soulève des questions brûlantes sur le rôle des forces de sécurité.

La famille de Meschack Masampala accuse directement les militaires Shikata. Elle plaide pour que cet acte « inacceptable » ne reste pas impuni. Dans un communiqué, les proches de la victime ont exprimé leur colère et leur douleur. Comment un défenseur judiciaire, habitué à œuvrer pour la justice, peut-il être abattu de la sorte ? L’insécurité à Kinshasa atteint-elle un point de non-retour ?

Le corps de Meschack Masampala a été transporté à la morgue de Omeco, à l’hôpital de référence de la commune de Matete. Aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités judiciaires ou militaires à ce stade. Une enquête a-t-elle été ouverte ? Les militaires Shikata impliqués ont-ils été identifiés ou interpellés ? Pour l’instant, le silence règne, alimentant l’inquiétude et la méfiance de la population.

Ce n’est pas la première fois que les militaires Shikata sont pointés du doigt. En août 2025, les habitants de plusieurs quartiers de Kisenso, dont Kabila, avaient dénoncé une série de bavures. Ces forces, déployées pour assurer la sécurité, sont régulièrement accusées d’arrestations arbitraires, de tortures, de meurtres et de viols. La terreur instaurée par certains éléments jette une ombre sur leur mission. Le défenseur judiciaire tué devient ainsi un symbole de cette violence récurrente.

L’insécurité à Kinshasa, notamment dans les communes périphériques comme Kisenso, reste un défi majeur. Les civils vivent dans la crainte de rencontres fatales avec ceux qui portent l’uniforme. Les militaires Shikata, bien que destinés à renforcer l’ordre, sont perçus par beaucoup comme une source d’oppression. Jusqu’à quand ces exactions vont-elles continuer ? La réponse des autorités est attendue avec impatience.

Le meurtre de Meschack Masampala rappelle l’urgence de réformer les dispositifs de sécurité. Une supervision accrue et des mécanismes de reddition des comptes sont indispensables. La justice congolaise doit agir rapidement pour enquêter sur cette affaire et traduire les responsables en justice. Sans cela, la confiance entre la population et les forces de l’ordre risque de s’effriter davantage.

Dans un contexte où l’État de droit est mis à mal, chaque vie perdue est un signal d’alarme. Meschack Masampala, défenseur judiciaire tué, avait dédié sa carrière à la défense des droits. Sa mort tragique interpelle tous les acteurs de la société congolaise. Les mots-clés tels que militaires Shikata, meurtre Kisenso, et insécurité Kinshasa résonnent tristement dans l’actualité. Il est temps que les promesses de sécurité deviennent une réalité pour tous les citoyens.

En conclusion, le drame de Kisenso exige une action immédiate. Les autorités doivent non seulement élucider ce meurtre, mais aussi revoir la conduite des militaires Shikata. La population mérite de vivre en paix, sans craindre ceux qui sont censés la protéger. L’affaire Meschack Masampala sera-t-elle le catalyseur d’un changement ? Seul l’avenir le dira, mais une chose est certaine : l’impunité ne peut plus être tolérée.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd

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