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ARE RDC : Soraya Aziz déclare la guerre aux ténèbres pour électrifier le Congo

L’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) en République Démocratique du Congo vient de tourner une page décisive de son histoire. Ce mardi 3 mars, la nouvelle équipe dirigeante, nommée le 23 février dernier, a officiellement pris ses fonctions, marquant le début d’un mandat placé sous le signe de l’ambition et de l’action. L’objectif affiché est sans équivoque : booster significativement le taux d’accès à l’électricité à travers le pays, une mission cruciale pour le développement économique et social de la nation. Comment cette institution, pilier de la régulation du secteur électrique, compte-t-elle relever ce défi historique ?

En présence du ministre des Ressources hydrauliques, Molendo Sakombi, et d’autres personnalités, la directrice générale de l’ARE, Soraya Aziz, a livré un discours empreint de détermination. Reprenant une formule évocatrice du Chef de l’État, elle a déclaré : “Les ténèbres ne règneront pas toujours en RDC”. Cette métaphore puissante résume le défi colossal auquel fait face le secteur : sortir des millions de Congolais de l’ombre énergétique pour les connecter aux réseaux, synonymes de progrès et d’opportunités. La réponse de Soraya Aziz s’articule autour de trois piliers stratégiques fondateurs pour transformer la régulation secteur électrique.

Le premier axe concerne l’amélioration de la gouvernance interne de l’institution. Une régulation sectorielle efficace et crédible est la condition sine qua non pour attirer les investissements et instaurer la confiance. Le second pilier, cœur de la mission, vise l’accroissement direct du taux d’accès à l’électricité en RDC. Cela implique non seulement d’étendre les réseaux existants mais aussi de favoriser l’émergence de solutions décentralisées, notamment dans les zones rurales encore largement enclavées. Enfin, le troisième levier est la modernisation du secteur par l’encadrement de nouveaux opérateurs. L’ARE RDC entend ainsi ouvrir le marché de manière encadrée, stimuler une concurrence saine et bénéfique pour le consommateur, tout en veillant à la qualité du service.

L’intervention du ministre Molendo Sakombi a, quant à elle, replacé les missions de l’ARE dans un cadre économique plus large. Il a rappelé avec force que l’autorité de régulation doit être le défenseur intransigeant de l’intérêt général et le garant d’un service de qualité. “L’énergie doit être un véritable levier de croissance, de création d’emplois et de réduction des disparités territoriales”, a-t-il insisté. Cette déclaration souligne la dimension transformative que le gouvernement assigne au secteur électrique. Une régulation robuste n’est pas une fin en soi ; elle est l’instrument indispensable pour faire de l’électricité un catalyseur de développement inclusif. Mais quelles sont les implications concrètes de cette vision pour l’économie nationale ?

Sur le plan macroéconomique, les enjeux sont colossaux. Un taux d’électrification encore faible constitue un frein structurel à l’industrialisation, à la productivité des entreprises et à l’amélioration des conditions de vie des ménages. L’action de la nouvelle équipe de l’ARE, sous la houlette de Soraya Aziz, pourrait donc être un tournant. En modernisant la régulation du secteur électrique, en attirant de nouveaux capitaux et en assurant une distribution plus équitable, l’institution a le potentiel de déclencher un cercle vertueux. Une énergie abondante, fiable et abordable est le socle sur lequel se construiront les industries de demain, les emplois stables et la réduction de la pauvreté. L’amélioration de l’accès électricité RDC n’est donc pas qu’une question technique ; c’est un impératif de croissance.

Cependant, le chemin sera semé d’embûches. Les défis infrastructurels, les problèmes de financement, la nécessité de tarifs équilibrés et la gestion des acteurs historiques du secteur demanderont une réforme courageuse et persistante. La réussite de cette mission dépendra de la capacité de l’ARE à imposer son autorité, à trancher avec équité et à impulser une dynamique irréversible. La prise de fonction de cette nouvelle équipe marque-t-elle le début de l’ère lumineuse promise pour le Congo ? L’engagement affiché par Soraya Aziz et le cadre politique posé par Molendo Sakombi offrent un point de départ solide. L’avenir du secteur électrique congolais, et par extension d’une partie de son économie, se joue maintenant dans la capacité à traduire ces ambitieuses paroles en actes concrets et mesurables. La régulation sectorielle, souvent perçue comme un arbitre technique, se retrouve propulsée au rang de architecte principal de la future prospérité énergétique du pays.

Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net

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Amissi G
Amissi G
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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