26.2 C
Kinshasa
mardi, mars 3, 2026

Toute l'Actualité RDC, en Direct et en Détail

AccueilActualitéEnvironnementChangement climatique : Shabani alerte sur l'urgence d'une protection civile proactive en...

Changement climatique : Shabani alerte sur l’urgence d’une protection civile proactive en RDC

Les eaux boueuses qui envahissent les cours, les terrains qui s’effritent sous les pieds des habitations, des vies balayées en un instant. La République Démocratique du Congo est à la croisée des chemins, confrontée à une accélération vertigineuse des désastres naturels. En cette Journée mondiale de la protection civile, le message du vice-Premier ministre Jacquemain Shabani résonne comme un cri d’alarme : il est temps de cesser de subir et de commencer à anticiper. Placée sous le thème « Gérer les risques environnementaux pour un avenir résilient et durable », cette journée souligne une urgence congolaise absolue. La protection civile RDC ne peut plus se contenter d’être une pompière des catastrophes ; elle doit devenir l’architecte de notre sécurité collective.

Dans un plaidoyer puissant, Jacquemain Shabani a martelé la nécessité d’un changement de paradigme. Pour le numéro un de l’Intérieur et de la Sécurité, la gestion des sinistres doit désormais s’inscrire dans une stratégie proactive, intégrée au cœur même de la sécurité nationale. « Il nous incombe de renforcer nos dispositifs de prévention, de préparation, de réponse et de relèvement », a-t-il déclaré, pointant du doigt l’impérieuse nécessité de bâtir des infrastructures adaptées. Face à la dégradation accélérée de notre environnement, l’État est sommé d’investir massivement dans l’avant-crise. Mais comment en sommes-nous arrivés à un niveau de vulnérabilité aussi critique ?

Le constat dressé par le gouvernement est sans appel. La géographie et la réalité sociale du pays le placent en première ligne des risques environnementaux Congo. Les inondations Kananga Kinshasa et ailleurs ne sont plus des phénomènes exceptionnels, mais une sinistre routine saisonnière. Les érosions, véritables cancers du sol, grignotent inexorablement les fondations des maisons, menaçant des milliers de familles. Les glissements de terrain complètent ce tableau d’une nature en colère. Ces aléas, amplifiés par le changement climatique RDC, frappent un tissu urbain souvent anarchique et des populations déjà précarisées. La terre se rebelle, et nos villes, mal préparées, en paient le prix fort.

Cette recrudescence des catastrophes n’est pourtant pas une fatalité. Elle est le fruit d’un cocktail explosif où se mêlent dérèglement du climat, pression démographique, urbanisation non maîtrisée et parfois incurie. L’appel de Jacquemain Shabani protection civile va donc au-delà d’un simple vœu pieux. Il sonne comme un programme d’action. Anticiper, cela signifie cartographier les zones à risque, interdire les constructions dans les lits des rivières, reboiser les bassins versants, et éduquer les communautés aux gestes qui sauvent. C’est un investissement lourd, mais infiniment moins coûteux que de devoir, année après année, reconstruire ce que les eaux ou les glissements ont détruit.

Le vice-Premier ministre l’a affirmé avec force : la protection civile est indissociable du développement durable. Un pays qui ne protège pas ses citoyens des caprices du climat ne peut prétendre bâtir une économie stable. Chaque inondation qui ravage un marché, chaque érosion qui engloutit une route, c’est un coup porté à la croissance et à la cohésion sociale. Dans un contexte où les ressources sont limitées, la prévention devient un impératif économique autant qu’humanitaire. Peut-on se permettre de regarder, impuissants, nos acquis s’éroder aussi vite que nos berges ?

L’ultime message de cette journée est un appel à la mobilisation générale. La résilience ne se décrète pas uniquement à Kinshasa ; elle se construit dans chaque province, chaque commune, chaque foyer. Face à l’asphyxie programmée de nos villes par les catastrophes naturelles, chaque citoyen doit devenir un acteur de sa propre sécurité. Adopter des comportements responsables, respecter les consignes d’urbanisme, participer aux exercices de simulation : voilà le socle d’une protection civile RDC enfin efficace. L’avenir résilient et durable que nous promet le thème de cette journée ne sera pas un cadeau, mais une conquête collective.

Le temps de l’alerte est passé. Celui de l’action concrète et coordonnée doit maintenant commencer. Les paroles de Jacquemain Shabani ont planté un drapeau dans le sol instable de notre réalité. À nous tous, gouvernement, société civile et population, de relever le défi. Gérer les risques environnementaux Congo n’est plus une option, mais la condition sine qua non de notre survie et de notre développement. La nature nous lance un ultimatum. Saurez-vous y répondre ?

Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net

Commenter
Miché Mikito
Miché Mikito
Né au bord du majestueux fleuve Congo, à Kisangani, Miché Mikito vous propose une couverture sportive dynamique et un éclairage unique sur les enjeux environnementaux. Passionné de sport, il suit de près les compétitions locales et internationales tout en restant très attentif à la préservation des richesses naturelles du Congo. Miché est votre guide pour tout ce qui concerne le sport et l’environnement.
Actualité Liée

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


Actualité Populaire Liée

Actualité Populaire RDC

Résumé de l'actualité quotidienne

Le Brief du Jour du 02 Mars 2026

Tshisekedi hausse le ton face à la lenteur gouvernementale ; l’Est du pays partagé entre victoires FARDC et revers face au M23 ; record d’arrestations de Kulunas à Kinshasa, insécurité persistante ; la jeunesse de l’Ituri répare et pacifie ; 12 000 agriculteurs lancés dans la relance du café robusta ; MONUSCO négocie la paix avec l’AFC/M23 ; à Kinshasa, la marche du Mois de la Femme soutient l’Est.

Derniers Appels D'offres

Derniers Guides Pratiques