La clôture officielle de la réception des dossiers de candidature pour le fauteuil de gouverneur et de vice-gouverneur de la province du Sankuru marque une étape décisive dans le processus électoral provincial. Conformément au calendrier réaménagé de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), les opérations au Bureau de réception et de traitement des candidatures (BRTC) de Lusambo ont pris fin ce lundi 23 février 2026 à 16 heures précises, après près de trois semaines d’activités. Cette séquence, ouverte le 4 février dernier, aura permis d’enregistrer une décennie de prétendants aux plus hautes fonctions exécutives provinciales.
Le scrutin pour le poste de gouverneur du Sankuru, initialement prévu fin mars, a finalement été fixé au 7 avril 2026, offrant ainsi un laps de temps supplémentaire pour la préparation et les éventuels ajustements. Dix dossiers de candidatures ont franchi le cap de la première formalité administrative, dessinant une configuration politique diversifiée. Quelle sera la stratégie des figures expérimentées face à l’émergence de nouveaux visages ? La présence de deux anciens gouverneurs parmi les postulants suscite déjà un vif débat dans l’opinion publique locale, interrogeant leur bilan passé et leurs nouvelles propositions pour le développement du Sankuru.
Fait notable pour ces élections provinciales au Sankuru, la participation féminine, bien que toujours minoritaire, gagne en visibilité avec la candidature de trois femmes. Parmi elles figure une ancienne ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, apportant une expérience nationale au débat local. Cette présence symbolique pose la question de la représentativité des femmes dans les instances décisionnelles provinciales. Parallèlement, le paysage politique provincial voit également l’implication de quatre députés provinciaux. L’un d’eux vise directement le poste de gouverneur, tandis que les trois autres ambitionnent la vice-gouvernance, illustrant les recompositions et les ambitions au sein de l’assemblée locale.
La procédure électorale, supervisée par la CENI Sankuru, entre maintenant dans une phase cruciale d’examen et de validation. Comme le prévoit le processus, des ajustements – ajouts, retraits ou substitutions de dossiers – restent possibles avant la publication de la liste provisoire des candidats, attendue pour le 4 mars prochain. Cette étape de filtrage est essentielle pour garantir la conformité des candidatures avec la législation en vigueur. L’attention se porte désormais sur les députés provinciaux du Sankuru, qui auront la lourde responsabilité d’élire le futur tandem à la tête de l’exécutif provincial.
Au-delà du simple comptage des candidatures gouverneur Sankuru 2026, cette échéance cristallise des enjeux de gouvernance majeurs pour la province. Le retour d’anciens dirigeants, l’affirmation de nouvelles figures politiques et la timide mais réelle percée des femmes candidates dessinent les contours d’une campagne qui s’annonce animée. Les attentes des populations du Sankuru en matière de développement, d’infrastructures et de services sociaux restent immenses. Le choix qui sera opéré par les élus provinciaux orientera pour les prochaines années la trajectoire de cette entité du centre de la République Démocratique du Congo. La qualité des débats et la transparence du processus seront scrutées à la loupe par la société civile et les observateurs, dans un contexte où la crédibilité des institutions est primordiale.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: radiookapi.net
