Le suspense a pris fin, et la surprise est totale ! Dylan Batubinsika, l’homme que beaucoup avaient rayé de la carte, fait un retour fracassant chez les Léopards de la RD Congo pour la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc. Cet appel en renfort de dernière minute, orchestré par le sélectionneur Sébastien Desabre, a envoyé une onde de choc à travers la communauté footballistique congolaise. Le défenseur de l’AS Saint-Étienne, actuellement en Ligue 2 française, rejoint ainsi un groupe qui gonfle à 27 joueurs. Une décision qui soulève immédiatement une tempête de questions et de passions.
Le timing, il faut le dire, est à la fois crucial et controversé. La blessure d’Axel Tuanzebe, qui semblait ouvrir une brèche dans la charnière centrale, a visiblement incité Desabre à piocher dans ses ressources. Avec ses 12 sélections en poche, Batubinsika est présenté comme le renfort logique pour épauler le capitaine Chancel Mbemba. Mais peut-on bâtir une défense solide pour un tournoi aussi exigeant que la CAN sur la base d’un joueur en manque de rythme ? La question brûle les lèvres de tous les observateurs. Le débat est lancé, et il promet d’être houleux.
Sur le papier, le profil de Batubinsika semble correspondre au besoin. Expérimenté, physiquement imposant, et connaissant déjà l’environnement des Léopards RDC. Pourtant, son dernier passage sous le maillot national, lors de la défaite 2-3 contre le Sénégal, n’a pas laissé un souvenir impérissable. Une prestation moyenne, quelques approximations défensives… Ces images sont encore fraîches dans les mémoires. Aujourd’hui, le défi pour lui est monumental : prouver que ce rappel n’est pas un coup de poker, mais un choix tactique avisé. La Défense Léopards, souvent pointée du doigt pour ses moments de fragilité, a-t-elle trouvé la pièce manquante ou un boulet supplémentaire ?
Le contexte club n’arrange rien. À Saint-Étienne, Batubinsika navigue en deuxième division française et peine à s’imposer comme un titulaire indiscutable. Le manque de temps de jeu régulier au plus haut niveau est un argument de poids brandi par les détracteurs de cette sélection. Comment un joueur qui lutte pour un poste en Ligue 2 peut-il prétendre stabiliser l’axe défensif face aux meilleures attaques du continent lors de la CAN Maroc ? Sébastien Desabre, lui, mise probablement sur l’expérience, le mental et l’intégration rapide du joueur au collectif déjà en place. Un pari osé, typique des coups de théâtre qui précèdent les grands rendez-vous.
Dans les rues de Kinshasa, à Lubumbashi ou sur les réseaux sociaux, les avis sont tranchés. Pour les uns, ce retour est une erreur stratégique qui fragilise les ambitions de la Sélection RDC. Pour les autres, c’est un coup de maître, une solution pragmatique à un problème imprévu. La polémique enfle, mais elle a le mérite de mettre en lumière les enjeux colossaux de cette préparation. Les Léopards ont-ils les épaules suffisamment larges pour porter ces discussions et transformer cette incertitude en force ? La réponse se trouvera sur les terrains du Maroc.
Une chose est sûre : la pression sur les épaules de Dylan Batubinsika est désormais immense. Chaque entraînement, chaque match de préparation sera scruté à la loupe. Son association avec Mbemba sera analysée, décortiquée, critiquée ou encensée. Ce retour inattendu est bien plus qu’une simple convocation ; c’est un défi personnel et collectif. La CAN approche à grands pas, et la défense des Léopards se trouve à un carrefour. Ce choix de Desabre sera-t-il le trait de génie qui mènera la RDC au sommet, ou la faille que les adversaires exploiteront ? L’histoire ne retiendra que le résultat.
En attendant le coup d’envoi, l’équipe nationale doit digérer cette nouvelle et se concentrer sur l’essentiel : l’union sacrée. Batubinsika a désormais la lourde tâche de faire taire les doutes par ses performances. Pour les Léopards RDC, l’aventure marocaine s’annonce déjà riche en émotions et en rebondissements. Le chapitre Batubinsika vient de s’ouvrir, et il pourrait bien déterminer le destin de toute une nation footballistique en quête de gloire.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: footrdc.com
