Une semaine de formation aux règles du droit international humanitaire (DIH) a réuni, du 18 au 25 août 2025, des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des agents des services de défense et de sécurité dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. L’initiative, conduite par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), visait à renforcer la protection des victimes de conflits armés.
Un cadre juridique pour les opérations militaires
Les participants ont été formés sur la protection et l’assistance aux victimes des conflits armés et d’autres situations de violations. Les sessions ont également porté sur la promotion et le respect du droit international humanitaire, ainsi que sur les principes applicables dans la conduite des opérations militaires. L’objectif était de renforcer la connaissance et l’application des règles destinées à protéger les personnes affectées par les conflits armés.
Cette formation s’inscrit dans un contexte où les opérations militaires dans l’est de la République démocratique du Congo exigent une application rigoureuse des normes humanitaires. Le CICR, en tant qu’organisation neutre et impartiale, a pour mandat de promouvoir le respect du DIH auprès des porteurs d’armes. Les sessions ont ainsi permis de rappeler les obligations des combattants envers les civils, les blessés et les personnes privées de liberté.
Une initiative saluée par le commandement militaire
Lors de la cérémonie de clôture, le colonel Opango Djembe Jonas, commandant adjoint du secteur opérationnel Sukola 2 Sud-Sud-Kivu chargé de l’Administration et de la Logistique, s’est félicité de cette initiative du CICR. Il a exhorté les militaires et agents formés à mettre en pratique les enseignements reçus dans l’exercice de leurs fonctions. La cérémonie s’est achevée par une séance de photos-souvenirs.
La présence d’un officier supérieur à cette clôture souligne l’importance accordée par la hiérarchie militaire à la formation continue des troupes. Le secteur opérationnel Sukola 2 Sud-Sud-Kivu est engagé dans des opérations de sécurisation dans une zone marquée par des violences armées récurrentes. Le renforcement des capacités des militaires et des agents de sécurité en matière de DIH apparaît comme un levier pour améliorer la conduite des opérations et la protection des populations.
Un appui à la conduite des opérations
À travers ces activités de sensibilisation, le CICR entend contribuer au renforcement du respect des règles fondamentales du droit humanitaire applicables en période de conflit. L’information a été rapportée ce mercredi 2 septembre par le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Sud-Kivu.
La diffusion de ces connaissances au sein des unités opérationnelles vise à réduire les risques de violations du droit humanitaire. En formant les acteurs de première ligne, le CICR et les autorités militaires entendent promouvoir une culture de respect des normes internationales. Cette démarche s’inscrit dans la durée, avec la perspective d’une meilleure protection des civils dans les zones de conflit du Sud-Kivu.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
