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Fizi : treize ex-combattants du M23/Twirwaneho se rendent aux FARDC

Treize anciens combattants des groupes armés M23/Twirwaneho–Red Tabara ont déposé les armes dans les Hauts Plateaux de Fizi, au Sud-Kivu. Cette reddition, annoncée par le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, s’est déroulée dans les localités d’Abala, Mulima et Kimete. Elle intervient après une riposte des FARDC consécutive à un bombardement attribué à des drones kamikazes. Pour les autorités militaires, ce geste collectif illustre une dynamique de désengagement de certains combattants, avec des implications concrètes pour leur prise en charge sanitaire et leur retour à la vie civile.

Une reddition enregistrée dans trois localités des Hauts Plateaux

Les redditions ont été enregistrées dans les localités d’Abala, Mulima et Kimete, situées dans les Hauts Plateaux de Fizi. Selon le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, elles font suite à la riposte des FARDC après un bombardement attribué à des drones kamikazes. Les treize ex-combattants ont été présentés au commandant des opérations Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, le colonel Apoko Bangala Michel. L’armée précise que l’accueil réservé à ces personnes est conforme aux dispositions prévues pour les combattants ayant déposé les armes. Cette procédure vise à encadrer leur transition hors des groupes armés, dans un contexte où la présence de ces groupes reste une source d’instabilité pour les populations locales.

Une prise en charge différenciée selon l’état de santé

Sur les treize redditionnaires, dix ont été conduits au poste de commandement pour une prise en charge destinée notamment au réarmement moral. Cette étape, selon les informations disponibles, vise à préparer ces personnes à une réintégration progressive dans la vie civile. Les trois autres ex-combattants, arrivés dans un état de santé préoccupant, ont été immédiatement transférés dans une structure hospitalière afin d’y recevoir des soins appropriés. Cette distinction dans la prise en charge montre que l’état physique des personnes qui quittent les groupes armés peut être très variable, et que l’accès aux soins constitue une priorité immédiate pour les cas les plus fragiles. Les autorités militaires n’ont toutefois pas fourni davantage de précisions sur la nature exacte des problèmes de santé rencontrés ni sur la durée prévisible de l’hospitalisation.

Un appel à la paix porté par un ex-combattant

Parmi les personnes ayant abandonné les armes figure un jeune issu de la communauté Banyamulenge, présenté comme un ancien membre du groupe armé Twirwaneho. L’un des ex-combattants a lancé un appel aux autres membres du M23 pour qu’ils renoncent à la lutte armée et privilégient la voie de la paix. Ce message, relayé par l’armée, intervient dans un contexte où les groupes armés continuent d’exercer une pression sur les communautés des Hauts Plateaux. Pour le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, ces nouvelles redditions constituent un signe de l’impact de la riposte menée par les FARDC dans les Hauts Plateaux de Fizi. Elles traduisent également, selon lui, la volonté de certains combattants de quitter les groupes armés, de retrouver la vie civile et de contribuer aux efforts de pacification de cette partie du Sud-Kivu.

Des questions en suspens sur les prochaines étapes

Les autorités militaires n’ont pas fourni davantage de précisions sur les circonstances exactes de ces redditions ni sur les prochaines étapes de la prise en charge des ex-combattants. Cette absence de détails laisse en suspens plusieurs questions pratiques : comment ces personnes seront-elles accompagnées sur le long terme ? Quelles garanties de sécurité leur seront offertes ? Comment leur réinsertion économique et sociale sera-t-elle organisée ? Dans un contexte de fragilité, la réponse à ces questions est essentielle pour consolider la dynamique de reddition et éviter que d’anciens combattants ne reprennent les armes. Les informations disponibles ne permettent pas, à ce stade, de répondre à ces interrogations. La prudence reste donc de mise quant à l’ampleur réelle de ce mouvement et à sa durabilité.

Article Ecrit par Amissi G

Source: actu30.cd

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