Un calme précaire est revenu ce mercredi 2 septembre à Nkingwe, localité située dans les environs de Malemo, dans le groupement Bashali Mokoto, territoire de Masisi, au Nord-Kivu. La veille, des affrontements ont opposé pendant plusieurs heures les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par les combattants wazalendo, aux rebelles de l’AFC/M23. Selon des sources locales, l’attaque a été lancée par les rebelles depuis Malemo contre les positions gouvernementales à Nkingwe, avant d’être repoussée.
Les échanges de tirs ont impliqué des armes lourdes et légères, témoignant de l’intensité des combats. Le bilan humain global reste inconnu à ce stade, mais une femme a été touchée par balle à la tête. Elle a été évacuée vers l’hôpital général de Mweso pour y recevoir des soins. Cet incident illustre les risques encourus par les civils dans une zone où les positions militaires sont proches des habitations.
Une attaque repoussée, mais une tension persistante
L’offensive des rebelles de l’AFC/M23 visait les positions tenues par les forces gouvernementales et leurs alliés wazalendo à Nkingwe. Après plusieurs heures de combats, les assaillants ont été contraints de se replier vers Malemo, leur point de départ. Cette retraite a permis un retour au calme dans la matinée de mercredi, mais la situation demeure volatile.
Les habitants de Nkingwe et des environs restent inquiets. La présence de deux camps armés dans la zone fait craindre de nouveaux affrontements. Cette proximité entre les positions militaires et les zones habitées accroît le danger pour les populations civiles, déjà exposées aux violences récurrentes dans le territoire de Masisi.
Des civils en première ligne
La blessure d’une femme par balle à la tête pendant les combats rappelle la vulnérabilité des non-combattants. Évacuée vers l’hôpital général de Mweso, elle illustre les conséquences directes des affrontements sur les civils. Les structures de santé locales doivent faire face à l’afflux de blessés dans un contexte sécuritaire instable.
Le territoire de Masisi est régulièrement le théâtre de violences impliquant des groupes armés. Les mouvements de troupes et la proximité des positions militaires augmentent les risques pour les communautés. Les habitants, pris entre deux feux, vivent dans une insécurité permanente qui affecte leur quotidien et leur accès aux services de base.
Une accalmie fragile à consolider
Malgré le retour au calme observé ce mercredi matin, la situation reste sous tension. Les sources locales signalent que la présence des deux camps dans les environs maintient un climat d’incertitude. Les habitants redoutent de nouvelles violences, d’autant que les affrontements peuvent reprendre à tout moment.
La situation sécuritaire dans cette partie du Nord-Kivu demeure préoccupante. Les autorités et les acteurs humanitaires devront suivre de près l’évolution de la zone pour protéger les civils et prévenir de nouveaux déplacements. L’accalmie actuelle pourrait n’être que temporaire si les causes profondes du conflit ne sont pas traitées.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
