Une mission conjointe du gouvernement provincial du Lualaba et de l’entreprise Tenke Fungurume Mining (TFM) s’est rendue du 25 au 27 août dans quatre villages pour vérifier des allégations de pollution environnementale. Les communautés locales soupçonnent des émanations toxiques en provenance des usines 10 et 11K de la société minière. L’objectif de cette démarche était de confronter les plaintes à la réalité du terrain, en prélevant des échantillons et en inspectant les installations concernées.
La commission mixte réunissait des représentants des ministères provinciaux des Mines, de l’Environnement, de la Santé, des Affaires foncières et de l’Agriculture, ainsi que d’autres services provinciaux. Elle a échangé avec les responsables de TFM et les communautés affectées. Des experts du gouvernement et de l’entreprise ont prélevé des échantillons d’eau et de sol, tandis que les installations mises en cause ont été visitées. Cette approche vise à établir des faits mesurables plutôt que de se limiter à des déclarations.
Des analyses attendues pour confirmer ou infirmer les craintes
Les allégations relayées par la société civile CASMIA-G font état de présumées émanations toxiques. La plateforme des organisations de la société civile œuvrant dans le secteur des ressources naturelles a indiqué, dans une déclaration faite le lundi 31 août, qu’elle attend les résultats des analyses avant de se prononcer. Cette prudence est essentielle : tant que les données de laboratoire ne sont pas disponibles, il est impossible de déterminer la nature exacte des substances éventuellement présentes dans l’eau ou le sol, ni leur concentration.
Les échantillons prélevés permettront de mesurer d’éventuels contaminants et de les comparer aux normes sanitaires et environnementales en vigueur. Pour les habitants des villages concernés, l’enjeu est direct : la qualité de l’eau qu’ils consomment et des sols qu’ils cultivent peut avoir des effets sur leur santé et leurs moyens de subsistance. Les résultats devraient donc apporter des réponses concrètes sur l’existence ou non d’un risque.
Un processus de vérification encadré par les autorités
La présence conjointe du gouvernement provincial et de l’entreprise vise à garantir une évaluation contradictoire. Les ministères impliqués couvrent les domaines clés : mines, environnement, santé, affaires foncières et agriculture. Cette composition élargie permet d’examiner la situation sous plusieurs angles, depuis l’impact sanitaire jusqu’aux questions de propriété et d’usage des terres.
La visite des installations de TFM a également permis de vérifier les conditions d’exploitation et les éventuelles sources d’émissions. Toutefois, aucune conclusion ne peut être tirée avant la publication des résultats d’analyse. La commission mixte devra ensuite établir les faits et, le cas échéant, recommander des mesures correctives ou préventives.
Les communautés appelées à la vigilance
CASMIA-G a appelé les communautés concernées à rester vigilantes et à attendre les conclusions de la commission mixte. Cette recommandation vise à éviter des réactions précipitées fondées sur des informations non vérifiées. En attendant les résultats, les habitants sont invités à suivre les consignes des autorités sanitaires et environnementales, notamment en ce qui concerne l’utilisation de l’eau et des sols.
La démarche en cours illustre l’importance d’un suivi rigoureux des activités industrielles dans les zones habitées. Les résultats des analyses devraient permettre de clarifier la situation et, si nécessaire, d’engager des actions pour protéger la santé publique et l’environnement dans la province du Lualaba.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
