La Société civile de la République démocratique du Congo a salué, ce samedi 29 août 2026 à Kinshasa, les précisions apportées par le président Félix Tshisekedi sur le prochain dialogue national inclusif. Lors d’un point de presse, son coordonnateur général, Christopher Ngoy Mutamba, a qualifié l’initiative de « mûrement réfléchie », y voyant une occasion de renforcer l’unité du pays. Cette prise de position intervient deux jours après l’adresse à la nation du chef de l’État, qui avait levé plusieurs zones d’ombre sur l’organisation des assises.
Un cadre désormais clarifié pour le dialogue
Réagissant au discours présidentiel du jeudi 27 août, la Société civile estime que plusieurs préoccupations ont trouvé des éléments de réponse, notamment sur le lieu, l’organisation et la participation aux travaux. Elle apprécie particulièrement la volonté d’associer les différentes forces vives du pays, parmi lesquelles la classe politique, la société civile et les confessions religieuses. Selon elle, cette ouverture peut favoriser la cohésion nationale et contribuer au renforcement de l’État.
Une inclusivité qui exclut les groupes armés
La structure apporte toutefois une précision de taille sur cette inclusivité. Elle considère qu’elle ne doit pas se traduire par l’intégration des groupes armés dans le processus politique. Elle réaffirme ainsi son opposition à toute forme de « brassage » ou de « mixage » qui permettrait à des personnes qu’elle présente comme des criminels et ennemis du pays de rejoindre le processus politique. Pour la Société civile de la RDC, les auteurs de crimes commis contre les Congolais doivent répondre de leurs actes.
Des attentes fortes sur la paix et la souveraineté
La Société civile de la RDC attend du dialogue des avancées en faveur de la restauration de la paix et de la souveraineté nationale, ainsi que la fin de toute ingérence extérieure. Elle salue également la décision de limiter la durée du processus. Cette échéance doit, selon elle, permettre aux participants d’aller à l’essentiel et de privilégier des résultats concrets. Pour la Société civile de la RDC, le dialogue national constitue ainsi une occasion de réunir les Congolais autour de l’intérêt national et de rechercher des réponses aux principaux défis du pays.
La Constitution au centre du débat
Sur la question du changement de la Constitution, elle réaffirme sa position présentée lors de son point de presse du 26 juin dernier. Elle insiste sur le respect du cadre juridique prévu par la Loi fondamentale et estime que le peuple, en tant que souverain primaire, doit être au centre de toute démarche concernant son éventuelle modification. Par ailleurs, elle plaide pour un débat démocratique et républicain permettant aux Congolais d’apprécier le bien-fondé d’un éventuel changement, son contenu et les raisons qui pourraient le justifier. Elle renvoie au travail de la commission ad hoc annoncée par le chef de l’État, considérant que cette étape doit contribuer à éclairer le débat avant toute décision.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
