AccueilActualitéJusticeMarzouk sanctionné, Vita Club blanchi par la FECOFA

Marzouk sanctionné, Vita Club blanchi par la FECOFA

Le coup de sifflet est tombé dans le dossier Diakana Dianzenza Marzouk. Après plusieurs mois de contentieux sportif, la Commission de Discipline et des Contentieux de la FECOFA a tranché, ce 25 juin 2026, dans le litige opposant le TP Mazembe au joueur, à Mbudi Mbala Junior et à l’AS Vita Club. Le club lushois obtient une décision recevable et partiellement fondée, mais le dossier ne se referme pas de la même manière pour tous les acteurs cités.

Au centre de l’affaire, un transfert vers le TP Mazembe qui n’est jamais allé au bout. La CDC estime que cet échec est lié aux agissements de Mbudi Mbala Junior, alors président de l’Entente Urbaine de Football de Kasangulu et tuteur du FC Kasangulu. La décision place donc la responsabilité principale sur ce dirigeant, tout en sanctionnant également le joueur. Vita Club, de son côté, sort du dossier sans condamnation.

Mbudi Mbala mis hors jeu

La sanction la plus lourde vise Mbudi Mbala Junior. Selon la décision rendue par la juridiction sportive, il doit rembourser 20 000 dollars américains perçus dans le cadre du transfert. À cette somme s’ajoutent 2 000 dollars de dommages-intérêts. Le signal est net: la CDC considère ses actes comme déterminants dans l’échec de l’opération qui devait conduire Diakana Dianzenza Marzouk au TP Mazembe.

La Commission ne s’arrête pas au volet financier. Mbudi Mbala Junior est aussi suspendu jusqu’au paiement intégral des montants fixés. Il écope en plus d’une interdiction de 24 mois d’exercer ses fonctions de président de l’EUFKAS. La CDC motive cette mesure par une violation intentionnelle des règles d’éthique et de la réglementation sportive.

Dans ce feuilleton du transfert TP Mazembe Vita Club, cette décision rappelle que les mouvements de joueurs ne se jouent pas seulement sur l’accord entre clubs ou intermédiaires. Ils passent aussi par des procédures et des responsabilités clairement identifiées. Quand ces repères sautent, le dossier quitte vite le terrain sportif pour celui du contentieux.

Marzouk paie aussi l’addition

Diakana Dianzenza Marzouk n’est pas épargné. Le joueur est condamné à rembourser sa prime de signature, évaluée à 5 000 dollars américains. Il devra également verser 800 dollars de dommages-intérêts. Pour la CDC, son comportement relève aussi d’une violation intentionnelle de la réglementation et de l’éthique sportive.

La sanction sportive est directe: six mois de suspension. Pour un attaquant, c’est une période qui pèse dans une carrière et dans la dynamique d’un joueur. Le dossier rappelle surtout que la signature, la validation et l’enregistrement ne sont pas de simples formalités autour d’un transfert. Ils fixent le cadre dans lequel un joueur peut être reconnu comme appartenant officiellement à un club.

Dans ce cas précis, la Commission n’a pas retenu seulement l’échec administratif du transfert. Elle a retenu des responsabilités individuelles. Le joueur et Mbudi Mbala Junior sont donc appelés à répondre financièrement et sportivement de leur rôle dans cette affaire née en octobre 2025.

Vita Club blanchi à Kinshasa

L’AS Vita Club sort blanchie du dossier. La CDC estime que le transfert de Marzouk vers le TP Mazembe n’avait jamais été officiellement validé par son enregistrement auprès de la FECOFA. Sur cette base, le club de Kinshasa ne pouvait pas être accusé d’avoir provoqué une rupture abusive de contrat.

Pour la juridiction sportive, Vita Club s’est attaché les services d’un joueur qui n’était pas officiellement enregistré comme appartenant au TP Mazembe. Cette lecture administrative pèse lourd dans la décision finale. Elle distingue le projet de transfert, les engagements financiers évoqués dans le dossier, et la reconnaissance officielle d’un joueur par les instances compétentes.

La nuance est capitale pour la suite sportive et réglementaire. Dans ce contentieux sportif, la CDC ne sanctionne pas l’arrivée du joueur chez Vita Club. Elle constate plutôt l’absence d’un enregistrement officiel préalable au bénéfice du TP Mazembe. C’est ce point qui décharge le club kinois des accusations portées contre lui.

La procédure reprend le ballon

Avec cette décision du 25 juin 2026, la FECOFA referme un dossier ouvert depuis octobre 2025. Le feuilleton laisse une leçon très concrète au football congolais: un transfert ne tient pas seulement à une volonté sportive ou à un accord financier. Il doit suivre les étapes administratives et réglementaires jusqu’au bout.

Le TP Mazembe voit sa requête reconnue recevable et partiellement fondée. Mbudi Mbala Junior et Diakana Dianzenza Marzouk sont sanctionnés. L’AS Vita Club est déchargée. Le tableau est désormais fixé par la CDC, dans une affaire où le détail procédural a fini par peser autant que le mouvement du joueur lui-même.

Article Ecrit par Miché Mikito

Source: footrdc.com

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Miché Mikito
Miché Mikito
Né au bord du majestueux fleuve Congo, à Kisangani, Miché Mikito vous propose une couverture sportive dynamique et un éclairage unique sur les enjeux environnementaux. Passionné de sport, il suit de près les compétitions locales et internationales tout en restant très attentif à la préservation des richesses naturelles du Congo. Miché est votre guide pour tout ce qui concerne le sport et l’environnement.
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