Sur instruction du vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, une mission du Fonds de soutien et de développement des FARDC, FSD-FARDC, a été déployée pour renforcer la mobilisation des ressources en appui aux Forces armées de la République démocratique du Congo. La démarche vise à organiser, dans un cadre institutionnel, les moyens financiers destinés à soutenir l’effort de guerre et le développement de l’armée congolaise.
La mission est conduite par le général de brigade Muzala Ilunga Dieudonné. Elle réunit des experts provenant du cabinet du VPM de la Défense, du cabinet du vice-Premier ministre en charge du Budget, ainsi que du Secrétariat général à la Défense. Ces acteurs ont tenu une séance de travail consacrée à une stratégie optimisée de mobilisation des ressources.
Le FSD-FARDC encadre la collecte
Le Fonds de soutien et de développement des FARDC a été créé par l’ordonnance présidentielle n°26/024 du 20 mars 2026, à l’initiative du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Son mandat porte sur la collecte de fonds destinés au financement des programmes de développement de l’armée congolaise et au renforcement de ses capacités opérationnelles.
Dans ce cadre, le FSD-FARDC apparaît comme un instrument de procédure et de coordination. Il ne se limite pas à une collecte ponctuelle. Il doit contribuer à structurer les apports financiers autour des besoins identifiés pour les FARDC, dans un contexte sécuritaire présenté par les autorités comme exigeant une mobilisation générale.
Des quotités à définir avec les institutions
La mission engagée travaille aussi sur une campagne de sensibilisation et de négociation auprès des institutions publiques et privées. L’objectif annoncé est de définir les quotités à prélever sur certains actes générateurs de recettes liés à la défense nationale. Les éléments transmis ne précisent pas encore les actes concernés ni les modalités de perception envisagées.
Cette étape reste donc déterminante pour la suite du processus. Elle doit permettre d’établir les contributions attendues, tout en maintenant un cadre de discussion avec les institutions concernées. La mobilisation des ressources est ainsi présentée comme une démarche graduelle, appuyée sur des échanges institutionnels et sur une coordination entre la Défense, le Budget et l’administration de la Défense.
Une responsabilité collective rappelée
Selon le général de brigade Muzala Ilunga Dieudonné, chef de mission, l’approche retenue vise à rappeler que la défense et la sécurité du pays relèvent d’une responsabilité collective. Il a inscrit cette démarche dans le contexte de la guerre d’agression dont la RDC se dit victime depuis plusieurs décennies.
« Face à la guerre d’agression dont notre pays est victime depuis plusieurs décennies, les FARDC ont besoin de ressources conséquentes pour disposer d’une armée moderne, professionnelle et dissuasive. Le Fonds vient appuyer le développement d’une industrie de défense moderne, avec pour finalité le renforcement des capacités opérationnelles des FARDC », a déclaré le général de brigade Muzala Ilunga Dieudonné.
Cette déclaration fixe l’orientation officielle de la mission. Elle met l’accent sur la nécessité de moyens conséquents, mais aussi sur l’objectif de modernisation et de professionnalisation de l’armée. Les responsables engagés dans ce processus présentent donc le FSD-FARDC comme un levier destiné à accompagner les capacités opérationnelles des forces armées.
Partenariats publics, privés et contributions
Au-delà des institutions du pouvoir central et des entités territoriales décentralisées, le FSD-FARDC entend mobiliser des ressources à travers des partenariats public-privé, l’appui des bailleurs de fonds ainsi que les contributions des personnes physiques et morales à l’échelle nationale.
Les informations disponibles ne donnent pas de calendrier détaillé ni de montant attendu. Elles indiquent toutefois que la mission s’inscrit dans la dynamique de mobilisation générale prônée par les autorités congolaises afin de doter les FARDC des moyens nécessaires face aux défis sécuritaires. Dans cette phase, l’enjeu principal reste la mise en place d’un mécanisme de mobilisation des ressources conforme au mandat assigné au FSD-FARDC.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
