Les étudiants de l’Université Kongo ont demandé des mesures urgentes de sécurité routière sur la Route nationale n°1 entre Kinshasa et Matadi, après la mort de deux de leurs camarades dans un accident survenu le samedi 13 juin. Le jeudi 18, ils ont organisé une marche des étudiants RN1 jusqu’à l’administration du territoire de Mbanza-Ngungu, où un mémorandum a été remis à l’administrateur adjoint du territoire.
La mobilisation vise principalement la sécurité routière campus autour de l’Université Kongo. Les étudiants disent attendre des réponses concrètes sur un axe qu’ils jugent dangereux, notamment à proximité de Luvaka. Leur démarche intervient dans un contexte où les accidents mortels se multiplient sur cette partie de la RN1, selon les éléments rapportés.
Un mémorandum déposé à Mbanza-Ngungu
La marche s’est déroulée dans un climat de colère maîtrisée. Les étudiants ont progressé jusqu’aux bureaux de l’administration du territoire en scandant des chants de révolte. Leur objectif était de formaliser leurs revendications par un document adressé aux autorités locales.
Le mémorandum remis à l’administrateur adjoint du territoire de Mbanza-Ngungu énumère plusieurs demandes. Les étudiants réclament l’ouverture d’une route secondaire via Nsona Nkulu, afin d’offrir une alternative de circulation autour du campus. Ils demandent aussi la mise en circulation de bus destinés aux étudiants.
Le document insiste également sur l’installation de dos d’âne et de panneaux de signalisation sur la Route nationale n°1. Ces mesures sont présentées par les manifestants comme des réponses immédiates à la dangerosité de l’axe aux abords de l’Université Kongo.
Deux étudiants morts sur la RN1
La marche fait suite au décès de deux étudiants, morts le samedi 13 juin dans un accident de circulation. Les victimes se trouvaient sur une moto au moment du drame, selon les faits disponibles. Aucune autre précision n’a été fournie sur les circonstances exactes de l’accident.
Pour les étudiants, cette perte a relancé l’urgence d’un encadrement plus strict de la circulation près du campus. Leur mobilisation ne vise pas seulement à exprimer l’indignation. Elle cherche aussi à obtenir un calendrier d’actions ou, à tout le moins, une prise en charge institutionnelle du dossier.
La Route nationale n°1, qui relie Kinshasa à Matadi, est au centre de leurs préoccupations. Dans la zone concernée, les étudiants associent le risque à l’absence de ralentisseurs et de signalisation suffisante. Ils demandent que ces éléments soient traités comme des priorités de sécurité.
Le territoire invoque le manque de moyens
L’administrateur adjoint du territoire, Salomon Mundekoko, a reconnu la pertinence des revendications portées par les étudiants. Sa réponse maintient toutefois une réserve sur la capacité immédiate du territoire à exécuter les travaux demandés.
Selon lui, le territoire ne dispose pas des moyens financiers nécessaires pour réaliser ces aménagements. Il a assuré que le dossier sera transmis aux autorités provinciales. Cette orientation place la suite de la procédure au niveau provincial, sans annonce de mesure immédiate dans les éléments disponibles.
La position de l’administration locale met en évidence une contrainte institutionnelle précise. Les demandes sont jugées recevables, mais leur réalisation dépendrait d’un niveau de décision et de financement qui dépasse les moyens du territoire de Mbanza-Ngungu.
Luvaka déjà signalé par le rectorat
La mobilisation étudiante s’inscrit aussi dans une alerte antérieure. En février dernier, le recteur de l’Université Kongo, le professeur Germain Kuna Maba, avait déjà attiré l’attention des autorités sur la dangerosité de la RN1 à Luvaka.
Le recteur avait qualifié ce point de « point noir », en raison du manque de signalisation et de ralentisseurs. Cette alerte rejoint aujourd’hui les revendications portées par les étudiants après l’accident mortel du 13 juin.
À ce stade, les faits disponibles établissent une demande claire adressée aux autorités: sécuriser les abords du campus de l’Université Kongo et améliorer les conditions de circulation sur cette portion de la RN1. La suite dépendra du traitement du mémorandum et de sa transmission annoncée aux autorités provinciales.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
