La prison urbaine de Beni a réceptionné, lundi 15 juin, un lot d’équipements de sécurité remis par la MONUSCO. Cette dotation vise à renforcer le dispositif de protection des détenus et du personnel pénitentiaire dans un contexte local marqué par la résurgence de l’activisme des groupes armés au cœur de la ville de Beni, au Nord-Kivu.
L’appui s’inscrit dans le projet de « fourniture d’équipements de sécurité pour les prisons prioritaires de la RDC ». Cette initiative est portée par l’Unité d’appui à l’administration pénitentiaire de la mission onusienne. Elle concerne aussi les maisons d’arrêt de Ndolo et Makala, à Kinshasa, ainsi que celle de Bunia, en Ituri.
Un appui ciblé pour la prison de Beni
Le matériel réceptionné répond à des besoins opérationnels liés au contrôle, à la surveillance et à la prévention des incidents dans l’établissement. Selon les éléments communiqués, le lot comprend des miroirs de sécurité et des détecteurs de métaux destinés au contrôle des flux. Il inclut également des lampadaires pour l’éclairage de zones stratégiques, des extincteurs pour la prévention des incendies et des équipements de protection individuelle contre les intempéries pour les agents de garde.
Cette dotation intervient dans une ville où la question sécuritaire reste sensible. Les faits disponibles établissent un contexte tendu, sans toutefois détailler d’incident particulier lié à l’établissement pénitentiaire au moment de la remise. L’enjeu immédiat porte donc sur le renforcement des moyens matériels à disposition de l’administration pénitentiaire locale.
Contrôles, éclairage et prévention des risques
Les équipements de sécurité fournis par la MONUSCO Beni couvrent plusieurs fonctions essentielles de la gestion pénitentiaire. Les détecteurs de métaux et les miroirs de sécurité doivent faciliter les vérifications aux points de passage. Les lampadaires répondent à un besoin d’éclairage dans des zones jugées stratégiques. Les extincteurs relèvent, eux, de la prévention des incendies.
Pour les agents de garde, les équipements de protection individuelle contre les intempéries doivent améliorer les conditions d’exercice de la surveillance. La source ne précise pas le nombre d’articles remis ni les modalités de déploiement à l’intérieur de la prison urbaine de Beni. Le constat établi reste donc limité à la réception du matériel et à sa destination sécuritaire.
La direction pénitentiaire salue la dotation
Le directeur de la prison centrale de Beni, Tsongo Makelele, a présenté cet appui comme un renforcement important du dispositif interne. Il a estimé que ce matériel contribuera à améliorer la sécurité de l’établissement pénitentiaire et a remercié la MONUSCO pour ce don.
Dans ses propos rapportés, il affirme : « Je vous rassure que ce matériel de sécurité va contribuer à l’amélioration de la sécurité même de l’établissement pénitentiaire. C’est dans ce sense que nous disons sincèrement merci à la MONUSCO qui vient de nous appuyer avec un don important de matériel de sécurité. » Cette déclaration confirme l’attente de l’administration locale autour de l’usage pratique de ces équipements.
Un suivi inscrit dans plusieurs interventions
La remise de ce matériel ne constitue pas la première intervention de la MONUSCO auprès de la prison urbaine de Beni. L’établissement avait déjà bénéficié de travaux et d’appuis logistiques mentionnés dans les informations disponibles.
Parmi ces réalisations figurent la construction d’un mur de clôture périphérique, l’installation de caméras de surveillance pour un contrôle en temps réel, la construction et l’équipement d’une infirmerie moderne, ainsi que l’électrification par panneaux solaires du quartier réservé aux femmes détenues.
Ces précédents situent la nouvelle dotation dans une continuité d’appui institutionnel à l’administration pénitentiaire. À ce stade, les informations fournies ne mentionnent pas de calendrier supplémentaire ni d’autre mesure annoncée après la remise. Le fait établi reste la réception d’équipements destinés à consolider la sécurité interne de la prison de Beni.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
