La crise qui paralyse l’Assemblée provinciale du Kongo Central s’enlise, et avec elle, les espoirs des citoyens de voir leurs représentants reprendre le travail. La rencontre de concertation tenue le samedi 6 juin 2026 entre le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, et les députés provinciaux n’a débouché sur aucun consensus. Une impasse qui laisse l’institution sans perspective de reprise de ses travaux, au grand dam de la population provinciale.
Un dialogue sans issue, des élus renvoyés chez eux
Les échanges, qui visaient à trouver une solution à la crise, se sont soldés par un constat d’échec. Aucun accord n’a été trouvé entre les parties, et les députés provinciaux ont été autorisés à regagner leurs circonscriptions pour des raisons logistiques. Aucune nouvelle date de concertation n’a été fixée, ce qui laisse planer le doute sur la volonté réelle de résoudre le blocage. Ce retour dans les circonscriptions, sans calendrier de reprise, éloigne encore la perspective d’un dénouement rapide et renforce le sentiment d’abandon chez les administrés.
Une institution à l’arrêt, des conséquences concrètes pour la province
Conséquence directe de cette situation, l’Assemblée provinciale reste dans l’incapacité de tenir des séances plénières. Les travaux parlementaires sont suspendus, ce qui retarde l’examen de dossiers cruciaux pour le développement de la province. Pour les habitants du Kongo Central, cette paralysie institutionnelle se traduit par une absence de représentation effective et un ralentissement de l’action publique. Les projets locaux, les budgets et les décisions qui touchent à la vie quotidienne sont mis en suspens, sans que les citoyens aient de visibilité sur une issue.
La Cour constitutionnelle, seul espoir de déblocage
La sortie de crise est désormais suspendue à l’interprétation de la Cour constitutionnelle. Les arrêts liés à Papy Mantezolo Diatezua sont au cœur du litige, et seule une clarification juridique pourrait débloquer la situation. En attendant, l’incertitude règne, et les élus provinciaux restent dans l’expectative. Cette dépendance à une décision judiciaire souligne la fragilité des mécanismes de résolution des conflits politiques au niveau provincial, et pose la question de la capacité des institutions à fonctionner de manière autonome.
Cette crise révèle les fragilités du fonctionnement des institutions provinciales et pose la question de la responsabilité des acteurs politiques face aux attentes des citoyens. Sans un dénouement rapide, c’est toute la province qui risque de pâtir de ce vide institutionnel, avec des répercussions sur la confiance des citoyens envers leurs représentants et sur la légitimité des processus démocratiques locaux.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
