Sept corps en état de décomposition avancée ont été retrouvés le vendredi 5 juin 2026 à Katomate, une localité proche de Biakato, dans la chefferie de Babila-Babombi, en territoire de Mambasa (Ituri). La découverte a été rapportée par Zephani Kataliko, défenseur des droits humains actif dans la région, qui a précisé que les victimes seraient des éléments Wazalendo enlevés par des présumés rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).
Un charnier attribué aux ADF
Selon les informations fournies par Zephani Kataliko, les corps gisaient à Katomate, non loin d’une ancienne position des Wazalendo. « Au total, sept corps sont en état de décomposition avancé. Parmi les victimes figure une femme. Cinq corps portent d’anciennes tenues des FARDC, ce qui laisse penser qu’il s’agit d’éléments Wazalendo enlevés par les ADF », a-t-il déclaré. Cette tenue militaire usagée constitue un indice matériel important, bien que l’identité exacte des défunts reste à confirmer. La présence d’une femme parmi les corps ajoute une dimension particulière à ce drame, sans que l’on sache pour l’heure si elle appartenait également au groupe Wazalendo.
Enquête en cours pour identification
Le défenseur des droits humains a indiqué que les autorités compétentes ont déjà lancé des enquêtes afin d’identifier formellement les victimes. L’état avancé de décomposition complique les opérations d’identification, et aucune information n’a encore été communiquée sur les circonstances précises du décès. Les enquêteurs devront déterminer si d’autres victimes pourraient se trouver dans les environs, et si les personnes décédées sont bien celles portées disparues depuis le 9 mai. La prudence reste de mise quant à l’attribution définitive des responsabilités, les autorités n’ayant pas encore communiqué de résultats d’enquête.
Un précédent enlèvement en mai
Cette macabre découverte intervient dans un contexte sécuritaire déjà tendu. Pour rappel, plusieurs hommes identifiés comme des éléments Wazalendo avaient été enlevés lors d’une attaque attribuée aux rebelles ADF le 9 mai dernier dans cette même partie du territoire de Mambasa. Le lien entre cet enlèvement collectif et les corps retrouvés à Katomate n’est pas officiellement établi, mais la chronologie et la localisation renforcent l’hypothèse d’un crime imputable aux ADF. La société civile locale, par la voix de Zephani Kataliko, continue de documenter ces événements et d’alerter sur la persistance des violences dans la région.
Un bilan provisoire et prudent
En l’état actuel des informations, le bilan de sept corps découverts reste provisoire. Les investigations devront confirmer l’identité des victimes et les circonstances exactes de leur mort. La découverte de ces corps illustre la persistance de l’insécurité dans le territoire de Mambasa, où les ADF sont régulièrement accusés d’exactions contre les civils et les groupes d’autodéfense. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur les suites de l’enquête, mais la documentation de ces faits par les défenseurs des droits humains constitue un élément essentiel pour la mémoire et la justice.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
