AccueilActualitéSecuritéInsécurité à Isangi : marche pacifique après le meurtre d'un commerçant

Insécurité à Isangi : marche pacifique après le meurtre d’un commerçant

Insécurité à Isangi : la colère gronde dans le territoire de la Tshopo. Le vendredi 15 mai 2026, une foule déterminée a envahi les artères principales d’Isangi, à 125 kilomètres en aval de Kisangani. Une marche pacifique, portée par les organisations de la société civile, a exprimé une exaspération longtemps contenue. La raison ? La montée inexorable de la criminalité, qui endeuille les familles et paralyse les activités économiques.

Depuis le début de l’année, le territoire d’Isangi vit sous la menace permanente des bandits armés. Braquages, meurtres, extorsions : les faits divers macabres s’accumulent. Le dernier drame en date a cristallisé toutes les angoisses. Dans la nuit du dimanche 10 mai, sur l’axe routier Isangi-Yanyambi, un commerçant a été pris pour cible. Abattu à bout portant, il a été dépouillé de plus de 10 millions de francs congolais. Un crime odieux qui a laissé une famille en deuil et une communauté sous le choc.

Comment continuer à vivre, à commercer, à circuler dans un climat pareil ? Cette question, des centaines de manifestants l’ont posée haut et fort. Brandissant des banderoles, ils ont scandé des slogans appelant à la fin de l’insécurité. La marche pacifique Tshopo a rassemblé des hommes, des femmes, des jeunes, tous unis par la peur et la colère. Aucune violence n’a émaillé la procession. Mais la détermination était palpable.

À l’issue du parcours, un mémorandum a été remis à l’autorité administrative locale. Un document qui résume les doléances brûlantes de la société civile Isangi. Il exige des mesures immédiates : renforcement des patrouilles, désarmement des groupes criminels, installation de postes de police sur les axes sensibles. Plus encore, il réclame une enquête approfondie sur le meurtre commerçant Isangi et sur tous les autres crimes restés impunis.

La criminalité Isangi n’est pas un phénomène nouveau, mais son ampleur actuelle est sans précédent. En quelques mois, des dizaines de familles ont été endeuillées. Les commerçants évitent de transporter de l’argent liquide. Les agriculteurs renoncent à se rendre aux champs isolés. L’économie locale, déjà fragile, s’effondre. L’insécurité Isangi est devenue un cancer qui ronge le tissu social.

Les organisateurs de la marche ont tenu à souligner le caractère pacifique de leur action. « “Nous ne voulons pas la violence, nous voulons la paix” », a déclaré un porte-parole. Mais ils préviennent : si rien n’est fait, la patience de la population a des limites. La colère contenue pourrait se transformer en explosions incontrôlées. Le mémorandum n’est pas qu’un papier : c’est un ultimatum.

L’autorité administrative a accusé réception du document et promis de le transmettre aux échelons supérieurs. Mais la population attend des actes, pas des mots. Combien de commerçants devront encore mourir avant que la sécurité ne soit rétablie ? Isangi peut-elle survivre à cette hémorragie de sang ?

La marche pacifique Tshopo n’est qu’un début. Si les gouvernants ignorent cet appel, la société civile Isangi envisage de durcir le ton. L’avenir du territoire en dépend. L’insécurité n’est pas une fatalité. Elle peut être combattue avec une volonté politique réelle. En attendant, les nuits d’Isangi restent peuplées de peurs et de commerçants qui tremblent pour leur vie.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

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