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Attaque meurtrière d’un bus Dissa près de Kisangani : 7 blessés sur la RN4

Une violence ciblée a frappé la route nationale 4 ce vendredi, plongeant un trajet ordinaire dans le chaos. Un bus de l'agence de transport Dissa, effectuant la liaison Kisangani-Butembo, a été pris pour cible par des hommes armés. L'incident s'est produit au point kilométrique 54, dans le secteur de Bakumu-Mandombe, en pleine province de la Tshopo. L'attaque, survenue en milieu de journée, illustre une fois de plus les défis sécuritaires persistants sur les axes routiers de la région.

Selon des témoins directs de la scène, l'assaut a débuté vers 13 heures. Des individus, revêtus de treillis identiques à ceux des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ont ouvert le feu sur le véhicule. Le bilan immédiat fait état de sept personnes blessées par balles. La gravité des blessures a nécessité l'évacuation urgente de cinq victimes vers Kisangani pour des soins intensifs. Deux autres passagers, moins touchés, ont pu poursuivre leur route et ont passé la nuit à Bafwasende. Cet attaque bus Dissa Kisangani laisse des stigmates physiques et psychologiques profonds.

Le récit des survivants révèle un épisode de résistance inattendue. Un militaire des FARDC, qui voyageait à bord du bus en tant que simple passager, aurait engagé le combat contre les assaillants. Pendant de longues minutes, les abords de la route nationale 4 RDC se sont transformés en un véritable champ de bataille. La situation s'est encore compliquée lorsque le chauffeur du bus, sous la menace, a été contraint de quitter la chaussée principale pour s'enfoncer dans la forêt avec ses agresseurs.

Comment le chauffeur a-t-il finalement réussi à reprendre le contrôle de son véhicule ? Les passagers attribuent sa fuite et son retour miraculeux au courage du militaire qui a distrait les agresseurs. Cette résistance aurait créé une diversion salvatrice. Cependant, un autre point interpelle l'opinion : le temps de réaction des renforts. Les survivants déplorent l'arrivée tardive des éléments des FARDC sur les lieux du drame, bien après la fin de l'échange de tirs. Fait notable, et qui ajoute au mystère de cette agression, aucun bien matériel n'a été dérobé auprès des passagers. Quel était alors le motif réel de cette attaque perpétrée par ces hommes armés FARDC bus ?

Dans les heures qui ont suivi ce route nationale 4 RDC incident, une autre affaire, peut-être liée, a éclaté plus près de Kisangani. Au niveau de la barrière de contrôle du PK23, sur la route menant vers l'Ituri, les forces de l'ordre ont procédé à l'interpellation de trois jeunes hommes. Leur apparence aurait immédiatement éveillé la méfiance du chef de groupement Moke, notamment la présence de plusieurs tatouages sur leur corps. Originaires des quartiers Mangobo, PK7 et Kabondo, ces individus transportaient un téléphone portable dont ils ignoraient le code de déverrouillage, un détail jugé suspect. Ils ont été placés en garde à vue à Kisangani pour des interrogatoires approfondis. S'agit-il d'un simple hasard ou d'une piste sérieuse en lien avec l'agression du bus ?

Cet événement tragique soulève des questions cruciales sur la sécurité routière Kisangani et ses environs. La route nationale 4, artère vitale pour l'économie et la mobilité des populations, est-elle suffisamment sécurisée ? La récurrence de tels actes de violence armée menace la libre circulation des personnes et des biens, essentielle au développement de la Tshopo. Les autorités militaires et provinciales sont désormais attendues au tournant. Une enquête rapide et transparente est nécessaire pour établir les circonstances exactes de cette attaque, identifier et traduire en justice ses commanditaires et exécutants. La population, quant à elle, reste traumatisée par ces blessés attaque bus Tshopo et exige des mesures concrètes pour garantir sa sécurité sur les routes.

La résilience des Congolais est une fois de plus mise à l'épreuve. Entre le courage isolé d'un soldat et la réponse parfois lente des institutions, le besoin d'une stratégie sécuritaire coordonnée et efficace sur l'ensemble du territoire national apparaît plus évident que jamais. Les voyageurs de l'agence Dissa, et tous les usagers de la route, méritent de pouvoir se déplacer sans craindre pour leur vie.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd

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