La zone de santé rurale de Kasongo, dans la province du Maniema, fait face à une flambée de choléra qui a déjà causé huit décès pour 48 cas suspects. Le député provincial Lamolamo Radjabo a lancé, lundi 7 septembre, un appel pressant aux autorités et aux partenaires humanitaires pour renforcer la riposte sanitaire. L’élu de Kasongo insiste sur la nécessité d’un approvisionnement rapide en médicaments et intrants médicaux afin d’améliorer la prise en charge des malades.
Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par la bactérie Vibrio cholerae. Sans traitement rapide, la déshydratation sévère peut entraîner la mort en quelques heures. Dans le contexte de Kasongo, la situation est d’autant plus préoccupante que la zone de santé rurale manque de ressources pour faire face à l’épidémie.
Une zone de santé débordée face à la progression des cas
Lors de son intervention, le député Lamolamo Radjabo a dressé un constat alarmant : « La zone de santé rurale de Kasongo n’a rien, elle est débordée. Il fallait appuyer avec des intrants pour qu’on puisse sauver des vies », a-t-il alerté. Il a également rappelé que le taux de létalité était estimé à 17,5 % au moment où l’on comptait sept décès pour 40 cas suspects. Ce chiffre, bien supérieur au seuil d’alerte de 1 % recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé, témoigne de la gravité de la situation.
Le député a demandé au gouvernement provincial, au gouvernement central et aux partenaires d’appuyer davantage les structures sanitaires de Kasongo. Il a aussi plaidé pour une intensification de la sensibilisation auprès des communautés afin de limiter la propagation de la maladie. L’objectif est d’encourager les personnes présentant des symptômes suspects à se rendre dans les structures sanitaires plutôt que de se soigner à domicile, une pratique qui favorise la transmission.
Des aires de santé riveraines touchées
Samedi 5 septembre, le médecin chef de la zone de santé de Kasongo, Dr Mubwana Zamuda Byza, avait déjà alerté sur plus de six décès parmi les 35 cas de choléra enregistrés. Il avait indiqué que plusieurs aires de santé riveraines étaient affectées, notamment Kachura, Kauta Demufala, Kabeya, Kiyogo, Kankumba et Lubaya. Cette dispersion géographique complique la riposte et exige une coordination renforcée.
Selon les dernières informations disponibles, le nombre de cas suspects est passé à 48. Une femme est également décédée lundi matin, portant à huit le nombre de décès enregistrés dans la zone de santé rurale de Kasongo. Face à cette évolution, l’élu demande une intervention rapide des autorités sanitaires et des partenaires afin de renforcer la prise en charge des malades et prévenir de nouveaux décès.
L’urgence d’une réponse coordonnée
La riposte contre le choléra repose sur plusieurs piliers : la prise en charge rapide des malades avec des solutions de réhydratation orale ou intraveineuse, l’amélioration de l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène, ainsi que la communication sur les risques. Dans le cas de Kasongo, l’approvisionnement en intrants médicaux est une priorité immédiate pour sauver des vies.
Le député Lamolamo Radjabo insiste sur la nécessité d’une mobilisation de tous les acteurs. « Il fallait appuyer avec des intrants pour qu’on puisse sauver des vies », a-t-il répété. La sensibilisation des communautés est également essentielle pour briser la chaîne de transmission. Les professionnels de santé sont appelés à orienter les personnes symptomatiques vers les structures sanitaires, où elles pourront recevoir un traitement adapté.
La situation à Kasongo illustre les défis auxquels sont confrontées les zones de santé rurales en RDC, souvent sous-équipées et difficiles d’accès. La réponse à cette épidémie nécessitera une action rapide et coordonnée des autorités sanitaires, des partenaires humanitaires et des communautés locales.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
