La Coalition nationale de l’éducation pour tous (CONEPT-RDC) a rendu publique, ce lundi 3 août 2026, une déclaration qui conditionne la rentrée scolaire 2026-2027 à la mise en place de mesures sanitaires strictes face à l’épidémie d’Ebola. Alors que la date du 1er septembre approche, l’organisation insiste sur le risque que représente le milieu scolaire pour la propagation de la maladie si des précautions ne sont pas prises à temps.
Pourquoi l’école peut devenir un lieu de transmission
La CONEPT-RDC rappelle que les établissements scolaires rassemblent chaque jour un grand nombre d’élèves, d’enseignants et de personnel dans des espaces souvent confinés. Sans dispositifs de prévention, ces lieux peuvent faciliter la circulation du virus Ebola, notamment par les contacts rapprochés ou le partage d’objets. L’organisation souligne que cette vulnérabilité est particulièrement préoccupante dans les provinces de l’Est déjà touchées par l’épidémie.
Les conditions posées pour une reprise des cours
Dans sa déclaration, la CONEPT-RDC énumère plusieurs exigences concrètes avant toute ouverture d’école. Elle réclame la disponibilité permanente d’eau propre et de savon, ainsi que l’installation de dispositifs fonctionnels de lavage des mains. Un mécanisme d’alerte et de référencement des cas suspects doit également être opérationnel. L’organisation insiste sur la sensibilisation préalable des élèves, des enseignants et des parents, et sur la formation des chefs d’établissement et des enseignants aux mesures de prévention.
La diffusion d’informations sanitaires fiables et adaptées à l’âge des apprenants fait aussi partie des conditions. La CONEPT-RDC appelle à une coordination étroite entre les écoles et les structures sanitaires de proximité. Elle demande enfin des mesures contre la stigmatisation, les rumeurs et la désinformation, ainsi que des mécanismes de continuité pédagogique en cas de suspension des cours.
Un principe clair : pas d’école sans protection vérifiable
La position de la CONEPT-RDC est sans équivoque. La déclaration affirme : « Aucune école ne doit être ouverte sans garanties sanitaires minimales et vérifiables. Aucune communauté affectée ne doit être privée d’une solution de continuité éducative. Aucun enfant ne doit devenir une victime éducative supplémentaire de l’épidémie. » Ce triple principe guide l’ensemble des revendications et place la responsabilité sur les autorités éducatives et sanitaires.
Ce que cela implique pour les familles et les écoles
Pour les parents et les communautés, ces conditions signifient que la rentrée pourrait être retardée ou adaptée localement si les garanties ne sont pas réunies. Les écoles devront démontrer qu’elles disposent des moyens de prévention et d’un plan de réponse en cas de suspicion d’Ebola. La CONEPT-RDC insiste sur le fait que la protection des élèves ne doit pas se faire au détriment de leur droit à l’éducation, d’où la nécessité de solutions de continuité pédagogique.
En pratique, cela pourrait se traduire par des cours à distance, des programmes radio ou des supports écrits distribués aux élèves si les classes devaient fermer temporairement. L’organisation appelle à anticiper ces scénarios pour éviter une rupture éducative dans les zones affectées.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
