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Pollution au Lualaba : TFM rejette les accusations de CASMIA-G

La société Tenke Fungurume Mining (TFM) conteste les accusations de pollution portées par la plateforme CASMIA-G, qui met en cause la qualité du sol, de l’air et de l’eau dans quatre villages de sa concession au Lualaba. L’entreprise affirme respecter les normes environnementales et détaille son dispositif de surveillance, tandis que la société civile évoque des conséquences concrètes sur l’agriculture et les conditions de vie.

Un différend environnemental autour de quatre villages

Le différend oppose TFM à la plateforme des organisations de la société civile œuvrant dans les ressources naturelles, CASMIA-G. Cette dernière a publié un rapport de 21 pages dans lequel elle accuse l’entreprise de polluer le sol, l’air et l’eau dans les villages de Ndela wa Ntanshi, Ndela-Nguza, Ndela-Kasanga et Kiboko-Amoni, situés dans le territoire de Fungurume, province du Lualaba. Selon CASMIA-G, les usines 10K et 11K de TFM, implantées à proximité de ces localités, seraient à l’origine d’émanations présentées comme toxiques.

TFM, dans une déclaration parvenue à Radio Okapi, rejette ces allégations et affirme exercer ses activités dans le respect des exigences environnementales. L’entreprise met en avant des pratiques de gestion fondées sur les exigences légales et réglementaires applicables, ainsi que sur les normes de performance de la Société financière internationale (SFI).

Le dispositif de surveillance environnementale de TFM

Pour appuyer sa position, TFM décrit un dispositif de surveillance qui repose sur des organismes tiers indépendants et spécialisés. Ces derniers effectuent des prélèvements et des contrôles environnementaux à partir de plusieurs points de surveillance situés à proximité de ses installations et dans les zones environnantes, notamment dans les quatre villages cités. Les contrôles portent sur la qualité de l’air et de l’eau, et les échantillons prélevés sont analysés par des laboratoires indépendants basés en Afrique du Sud et au Royaume-Uni.

L’entreprise précise que ses usines 10K et 11K font l’objet d’un suivi dans le cadre de son système d’exploitation et de surveillance environnementale. Ce dispositif, selon TFM, permet de contrôler les éventuels impacts de ses activités sur l’environnement et les populations vivant dans les zones environnantes.

Les conséquences agricoles évoquées par la société civile

De son côté, CASMIA-G affirme que la pollution aurait des conséquences sur l’agriculture, les infrastructures et les conditions de vie des populations concernées. Le coordonnateur national de la plateforme, Shadrack Mukad, évoque une baisse considérable des rendements agricoles. Il illustre cette situation par un exemple chiffré : « Un champ de maïs qui produisait avant l’installation de ces usines, une superficie qui produisait 150 à 200 seaux de maïs. Aujourd’hui, il est difficile de produire ou de récolter dans cette superficie ne fut-ce que 25 seaux ou 30 seaux. C’est vraiment grave ! »

Cette déclaration met en lumière un enjeu économique local : la dégradation potentielle des terres agricoles pourrait affecter les revenus et la sécurité alimentaire des ménages ruraux. Toutefois, aucun élément dans les sources ne permet de confirmer un lien de causalité direct entre les activités de TFM et la baisse des rendements évoquée. Le différend reste donc ouvert, entre les assurances techniques de l’entreprise et les constats de terrain rapportés par la société civile.

A lire aussi : Fungurume : la pollution présumée de TFM affecte l'agriculture et les ménages ; Pollution au Lualaba : analyses en cours après la mission TFM

Article Ecrit par Amissi G

Source: radiookapi.net

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