Dans la chaleur de ce lundi 31 août, l’avenue Wengoyi, au cœur du quartier Nfutshuka à Masina, a vu défiler des silhouettes d’enfants aux regards illuminés. Cartables neufs sur le dos, cahiers serrés contre la poitrine, ils avançaient comme on entre dans une promesse. La Fondation Mapendo Kasahene Mireille (FMKM) venait de transformer une journée ordinaire en un moment de grâce éducative, distribuant des kits scolaires à plus de 500 orphelins et enfants vulnérables pour préparer la rentrée 2026-2027.
Conduite par Trésor Wilondja, l’équipe de la fondation a d’abord fait halte dans ce quartier populaire de la capitale congolaise. Cahiers, sacs à dos, stylos, crayons, gommes et lattes : chaque élément du kit semblait porter une part d’avenir. L’opération s’est ensuite poursuivie à l’orphelinat « Dieu mon refuge », toujours dans la commune de Masina, où d’autres enfants ont reçu le même soutien matériel. Sur place, la joie se lisait dans les gestes, les sourires, les prières murmurées. Les bénéficiaires ont adressé des messages de gratitude à Mapendo Kasahene Mireille, présidente du conseil d’administration de la fondation, pour ce geste d’amour.
Une campagne qui traverse les provinces
Cette distribution à Kinshasa s’inscrit dans une dynamique plus large. La campagne « Spéciale rentrée scolaire avec la Fondation Mapendo Kasahene Mireille : tout enfant doit reprendre le chemin de l’école, démuni soit-il » a déjà parcouru plusieurs provinces de la République démocratique du Congo. Selon les données communiquées par la fondation, plus de 3 140 enfants orphelins, vulnérables et démunis ont déjà été touchés, avec un objectif affiché de dépasser les 4 000 bénéficiaires.
L’élan est concret, mesurable, et il dessine une géographie de la solidarité. Chaque kit distribué est un pas vers l’école, un rappel que la précarité ne devrait jamais fermer les portes de l’apprentissage. La FMKM ne se contente pas d’un geste ponctuel : elle construit, étape après étape, un plaidoyer pour l’égalité des chances.
L’éducation comme rempart contre la précarité
Pour la fondation, les difficultés économiques ou la situation familiale ne devraient pas constituer un obstacle à l’accès à l’éducation. Ce principe, simple en apparence, résonne avec force dans une ville où de nombreux enfants restent en marge du système scolaire faute de fournitures de base. En offrant des cahiers et des stylos, la FMKM ne donne pas seulement des objets : elle redonne une place, une dignité, une possibilité de rêver.
À Masina, les scènes de distribution ont pris des allures de fête discrète. Les enfants, souvent accompagnés de leurs tuteurs, ont reçu les kits avec une reconnaissance palpable. Les prières adressées à la présidente de la fondation témoignent d’une gratitude qui dépasse le simple remerciement : c’est une bénédiction pour celle qui, à distance, a pensé à eux.
Un geste qui engage l’avenir
La campagne de la FMKM s’inscrit dans une vision à long terme. En ciblant les orphelins et les enfants vulnérables, elle touche les populations les plus exposées au décrochage scolaire. Chaque rentrée préparée est une victoire contre l’exclusion, un maillon ajouté à une chaîne d’espoir. La fondation ne promet pas de miracles, mais elle agit là où les besoins sont criants, avec une régularité qui force le respect.
Alors que la rentrée 2026-2027 approche, les rues de Masina garderont le souvenir de ces cartables neufs et de ces sourires retrouvés. La Fondation Mapendo Kasahene Mireille a semé des fournitures, mais c’est bien plus que du matériel qui a été distribué : c’est la conviction que chaque enfant, démuni soit-il, mérite de reprendre le chemin de l’école.
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Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: actu30.cd
