À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, Kinshasa accueille les responsables provinciaux de l’Éducation nationale des 26 provinces de la RDC. Les travaux, organisés du 26 au 27 août par le ministère de l’Éducation, réunissent directeurs et ministres provinciaux pour préparer la reprise des cours prévue le 1er septembre. Au cœur des échanges : le bilan de l’année écoulée, les préparatifs de la rentrée et la mise en œuvre de nouvelles réformes dans les provinces.
Cette rencontre intervient dans un contexte où la gratuité de l’enseignement primaire, instaurée il y a quelques années, doit être consolidée. La ministre d’État chargée de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a insisté sur la nécessité de pérenniser cette mesure tout en appelant à une application concrète des réformes dans les établissements scolaires. « Les réformes doivent commencer à se voir dans les écoles et à entrer dans les classes », a-t-elle déclaré.
Une coordination renforcée entre le central et les provinces
Les discussions portent également sur la répartition des responsabilités entre les niveaux central et provincial. Pour Raïssa Malu, la réussite des réformes dépend d’une meilleure coordination et d’outils de gestion capables de simplifier les procédures et de fiabiliser les données. Les provinces sont appelées à jouer leur rôle dans le cadre de leurs compétences et selon leurs moyens, ce qui soulève la question de l’équité territoriale dans l’accès à une éducation de qualité.
Les participants doivent examiner plusieurs dossiers de gestion, notamment la mécanisation, les nouvelles unités, les effectifs et la paie. Ces sujets techniques ont un impact direct sur le quotidien des enseignants et des élèves, et leur traitement conditionne la fluidité de la rentrée scolaire.
La situation des enseignants au centre des priorités
La paie, l’assainissement du fichier des enseignants et la retraite figurent parmi les priorités évoquées. La ministre Malu a indiqué que le Gouvernement entend poursuivre les efforts engagés, tout en travaillant avec les banques et les autres agents payeurs à améliorer la qualité des services destinés aux enseignants. Cette attention portée aux conditions de travail des enseignants est essentielle pour garantir la stabilité du système éducatif et la motivation des personnels.
Les réformes évoquées incluent les nouveaux programmes d’apprentissage, les clubs de veille citoyenne et les cantines scolaires. Leur mise en œuvre effective dans les classes dépendra de la capacité des provinces à s’approprier ces dispositifs et à les adapter aux réalités locales.
Des réformes à concrétiser sur le terrain
Au-delà des annonces, l’enjeu est de transformer les orientations en actes visibles dans les écoles. La ministre a souligné que les réformes doivent « commencer à se voir dans les écoles », ce qui implique un suivi rigoureux et une mobilisation des acteurs à tous les niveaux. Les travaux de Kinshasa devraient déboucher sur des recommandations opérationnelles pour la rentrée, mais leur succès dépendra de la volonté politique et des ressources allouées.
La rencontre de Kinshasa constitue un moment clé pour aligner les priorités nationales et provinciales. Elle met en lumière les défis structurels du secteur éducatif congolais, entre gratuité, qualité de l’enseignement et conditions de travail des enseignants. Les prochains jours diront si ces assises se traduiront par des améliorations concrètes pour les élèves et les enseignants à travers le pays.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: radiookapi.net
