Vingt-deux cas suspects de Mpox, anciennement appelé variole du singe, ont été signalés dans la zone de santé de Luebo, dans la province du Kasaï. Trois décès ont déjà été enregistrés parmi ces cas, selon le médecin chef de zone, Moïse Lukuna. Les personnes concernées présentent des signes cliniques compatibles avec la maladie, mais le diagnostic reste à confirmer. Des échantillons ont été prélevés et envoyés à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) pour analyse. Les résultats ne sont pas encore disponibles.
Cette situation soulève des questions sur la conduite à tenir face à des cas suspects, alors que la confirmation en laboratoire est essentielle pour orienter la riposte. Le Mpox est une maladie virale qui se manifeste notamment par de la fièvre, des éruptions cutanées et des ganglions enflés. Mais ces symptômes peuvent aussi évoquer d’autres affections, comme la varicelle ou certaines infections bactériennes. C’est pourquoi le médecin chef de zone insiste sur la prudence : « On ne peut pas dire que c’est telle maladie avec précision pendant que le laboratoire n’a pas encore confirmé », explique-t-il.
Des analyses en cours à l’INRB pour confirmer ou infirmer
Les échantillons prélevés sur les cas suspects ont été acheminés vers l’INRB, l’institution de référence en RDC pour le diagnostic des maladies infectieuses. Les analyses permettront de déterminer si les virus ou bactéries responsables correspondent au Mpox ou à une autre pathologie. En attendant les résultats, Moïse Lukuna rappelle que plusieurs maladies peuvent présenter des signes cliniques similaires. La confirmation ou l’infirmation du diagnostic dépend donc des résultats des analyses effectuées par l’INRB.
Cette étape est cruciale pour éviter les fausses alertes comme les retards de prise en charge. Si le Mpox était confirmé, les autorités sanitaires devraient mettre en place des mesures spécifiques, notamment l’isolement des malades et la sensibilisation de la population. Dans le cas contraire, il faudrait rechercher d’autres causes et adapter la réponse. Pour l’heure, aucun résultat n’est disponible, et la zone de santé reste dans l’expectative.
Un appel à la vigilance de la population
Face à ces cas suspects, le médecin chef de zone appelle la population à la prudence et à la vigilance face aux signes observés chez les personnes malades. Il s’agit notamment d’éviter les contacts étroits avec des personnes présentant des éruptions cutanées ou de la fièvre, et de se rendre rapidement dans une structure de santé en cas de symptômes. Ces gestes simples peuvent limiter la propagation de nombreuses maladies infectieuses, y compris le Mpox.
Moïse Lukuna affirme être dans l’attente des résultats des échantillons envoyés à l’INRB pour déterminer si ces cas sont effectivement liés au Mpox. En attendant, la zone de santé de Luebo reste mobilisée pour surveiller l’évolution de la situation. Les autorités sanitaires devront communiquer clairement les résultats dès qu’ils seront disponibles, afin d’orienter les actions de prévention et de prise en charge.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
