Des griffes, des canines, une peau. Les restes d’un léopard ont été présentés ce lundi 24 août 2026 aux autorités territoriales d’Ubundu, dans la province de la Tshopo. L’animal aurait été abattu illégalement sur l’axe Walengola-Lilo. Une saisie qui met en lumière la pression constante sur la faune sauvage dans cette partie de la République démocratique du Congo.
La Supervision territoriale de l’Environnement d’Ubundu, conduite par l’Ir Djey Amisi Yatonga, a mené l’opération. Les restes du félin ont été récupérés auprès de personnes présentées comme les présumés auteurs de cet acte. Un signal fort envoyé par les services de l’Environnement, alors que la protection de la faune reste un défi quotidien sur le terrain.
Une saisie qui tombe à point nommé
L’administrateur du territoire a.i. a condamné cet abattage. Il a annoncé que les personnes impliquées devront répondre de leurs actes conformément à la loi. Une position ferme, qui intervient dans un contexte où les services environnementaux poursuivent leurs efforts pour renforcer la protection des ressources naturelles dans le territoire d’Ubundu.
La présentation des restes aux autorités territoriales n’est pas un simple geste symbolique. Elle vise à rappeler que la chasse illégale a des conséquences directes sur les écosystèmes locaux. Le léopard, espèce emblématique, subit une pression croissante liée au braconnage et à la perte de son habitat.
La loi comme rempart
Les autorités appellent les communautés à respecter les règles encadrant la chasse. Elles demandent également de signaler toute activité susceptible de menacer les espèces sauvages. Un appel à la vigilance qui souligne l’importance de l’implication locale dans la protection de la biodiversité.
L’affaire de l’axe Walengola-Lilo illustre la nécessité d’une application stricte des textes. La saisie des restes du léopard et l’annonce de sanctions montrent que les services de l’Environnement entendent faire respecter la loi. Reste à savoir si cette détermination se traduira par des poursuites effectives et des condamnations dissuasives.
Un territoire sous surveillance
Le territoire d’Ubundu, vaste et en partie enclavé, abrite une faune riche mais vulnérable. Les efforts de la Supervision territoriale de l’Environnement, sous la conduite de l’Ir Djey Amisi Yatonga, s’inscrivent dans une dynamique de contrôle plus étroite des activités humaines en zone forestière.
La protection de la faune ne peut reposer uniquement sur des opérations ponctuelles. Elle exige une présence régulière sur le terrain, des moyens adaptés et une collaboration étroite avec les populations. L’abattage présumé illégal du léopard sur l’axe Walengola-Lilo rappelle que la route est encore longue.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: actu30.cd
