La grève des médecins des services publics en République démocratique du Congo a pris fin le vendredi 17 juillet, après la signature d’un procès-verbal d’accord entre le gouvernement et les syndicats. Cette décision, obtenue à l’issue d’une réunion au cabinet du Vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale, sur instruction de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, ouvre la voie à une reprise progressive des activités dans les structures sanitaires publiques, perturbées depuis plusieurs semaines. Concrètement, cela signifie que les hôpitaux et centres de santé vont pouvoir recommencer à accueillir les patients dans de meilleures conditions, après une période où l’accès aux soins était devenu difficile pour de nombreuses familles.
Un engagement sur la paie complémentaire et la prime de risque
L’accord prévoit des mesures concrètes pour répondre aux revendications des médecins. Le gouvernement s’engage à intégrer la paie complémentaire dans l’état liquidatif à partir du troisième trimestre 2026. Cette disposition vise à régulariser une partie de la rémunération qui échappait jusqu’ici au circuit officiel de paiement. Pour les médecins, cela représente une avancée importante : leur salaire sera désormais traité de manière plus transparente et prévisible, ce qui réduit le risque de retards ou d’oublis. Par ailleurs, 800 nouveaux médecins seront alignés à la prime de risque professionnel, une reconnaissance financière du danger auquel ils sont exposés dans l’exercice de leur métier. Cette prime, qui n’était pas encore généralisée, constitue un filet de sécurité pour ceux qui travaillent en première ligne, souvent dans des conditions difficiles.
Un calendrier pour les arriérés de salaires
Autre point sensible : les arriérés de salaires. Le gouvernement a accepté un paiement échelonné entre juillet et octobre 2026. Ce calendrier donne de la visibilité aux professionnels de santé, qui attendent ces sommes depuis plusieurs mois. En pratique, cela signifie que les médecins pourront planifier leurs dépenses et retrouver une stabilité financière, ce qui est essentiel pour maintenir la qualité des soins. En contrepartie, le banc syndical – composé du SYNAMED, du SYMECO, du SYLIMED et du SIPUMECO – s’est engagé à obtenir la suspension immédiate du mouvement de grève sur l’ensemble du territoire national et à assurer le suivi des engagements pris par l’Exécutif. Ce suivi est crucial : il permettra de vérifier que les promesses se traduisent bien en actes, et d’alerter en cas de retard.
Un soulagement pour l’accès aux soins
La suspension de la grève devrait permettre un retour progressif à la normale dans les hôpitaux et centres de santé publics. Les perturbations avaient affecté l’accès aux soins dans différentes provinces, laissant de nombreux patients sans prise en charge. Pour les ménages, cela se traduisait par des difficultés à obtenir des consultations, des médicaments ou des interventions urgentes. L’accord, bien que fixant des échéances à moyen terme, apporte une réponse immédiate à la crise en rétablissant le dialogue et en posant les bases d’une reprise des activités. Les syndicats, de leur côté, devront veiller à ce que les promesses se traduisent en actes, afin d’éviter de nouvelles interruptions de service. Cette vigilance est d’autant plus importante que la santé publique reste un pilier essentiel pour le bien-être des populations, et que toute défaillance peut avoir des conséquences graves sur la vie quotidienne.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
