L’Université officielle de Mbuji-Mayi (UOM) entame une nouvelle phase de son développement, avec des travaux qui visent à répondre à des besoins encore largement insatisfaits. Le recteur, le professeur abbé Apollinaire Cibaka, a annoncé le 16 juillet que la deuxième phase de construction des infrastructures est en cours, après une première étape qui ne couvre que 35 % des nécessités de l’établissement.
Un chantier pour combler un déficit structurel
La première phase, inaugurée le 6 octobre, a posé les bases, mais l’UOM reste confrontée à un manque criant d’espaces. La nouvelle étape prévoit la construction de 12 auditoires, d’un nouveau bâtiment pour le rectorat et d’infrastructures dédiées à la formation pratique. « Le président de la République nous fait 12 auditoires, le rectorat (…) on va quand même avoir maintenant un rectorat à la taille de cette université-là », a déclaré le recteur. Ces ajouts visent à améliorer les conditions d’enseignement et d’administration, dans un contexte où les effectifs étudiants et le corps professoral ne cessent de croître.
Des équipements pour renforcer la formation pratique
Au-delà des salles de cours, le projet intègre un centre de recherche doté de laboratoires, des cliniques universitaires de 100 lits « totalement équipées en moyens modernes de diagnostic », ainsi qu’une dizaine de résidences pour les professeurs visiteurs. Ces installations sont cruciales pour une université qui compte une faculté de médecine avec environ 1 500 étudiants et qui fait appel à 240 professeurs visiteurs. L’objectif est de réduire la dépendance aux infrastructures extérieures et d’offrir un cadre propice à l’apprentissage pratique, essentiel dans les filières scientifiques et médicales.
Un corps professoral en pleine expansion
Le recteur a également souligné les progrès en matière de ressources humaines. L’UOM est passée de 26 à 58 professeurs propres, grâce à la formation de doctorants. Cette montée en puissance du personnel académique permanent est un levier pour stabiliser l’offre de formation et réduire le recours aux enseignants visiteurs. Elle témoigne d’une stratégie de long terme pour ancrer l’université dans le paysage éducatif congolais.
Des retombées concrètes pour les étudiants et la région
Pour les étudiants, ces nouvelles infrastructures signifient un accès à des conditions d’étude améliorées et à des équipements de pointe, notamment en médecine. Les cliniques universitaires, une fois opérationnelles, pourraient également offrir des services de santé à la population de Mbuji-Mayi, créant un lien direct entre l’université et son environnement. Sur le plan économique, le chantier génère des emplois locaux et, à terme, une université mieux équipée peut attirer davantage d’étudiants et de partenaires, stimulant ainsi l’activité dans la région.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
