Le président Félix Tshisekedi a annoncé, vendredi 17 juillet 2026, la tenue prochaine d’un dialogue national inclusif et républicain. L’annonce a été faite par le cardinal Fridolin Ambongo à l’issue d’une audience accordée aux représentants des principales confessions religieuses de la République démocratique du Congo. Le chef de l’État entend ainsi consolider la cohésion nationale face à la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays et aux tensions politiques autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle.
Un cadre fixé par ordonnance présidentielle
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a précisé lors d’un briefing de presse que les modalités d’organisation de ce dialogue seront définies par une ordonnance présidentielle. « Le Président de la République, garant de la nation article 69 de la Constitution agissait à ce titre et donc dans les jours qui viennent, il prendra une ordonnance qui fixera les termes et les détails de comment ce dialogue devra être organisé », a-t-il déclaré. Le président Tshisekedi lui-même sera à la manœuvre, avec l’appui des chefs religieux pour rassembler les Congolais de toutes tendances animés par la volonté de mettre fin à l’agression et d’assurer la cohésion nationale.
Un contexte de crise sécuritaire et de tensions politiques
Cette initiative intervient alors que la RDC fait face à une agression dans sa partie orientale, où Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir la rébellion de l’AFC/M23. Les processus diplomatiques en cours, notamment les accords de Washington sous l’égide des États-Unis et le processus de Doha sous médiation du Qatar, n’ont pas encore permis d’améliorer significativement la situation sur le terrain. Parallèlement, le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle alimente les divergences entre la majorité et l’opposition, cette dernière accusant le pouvoir de vouloir permettre au président Tshisekedi de se maintenir au-delà de la limite constitutionnelle de deux mandats.
Le rôle des chefs religieux et des médiations régionales
Le cardinal Ambongo a salué l’engagement du chef de l’État, y voyant la concrétisation des efforts en faveur de la paix et de l’unité nationale. Il a également remercié les chefs d’État du Burundi et du Congo-Brazzaville pour leur contribution. Ces consultations régionales, menées aussi en Angola, visaient à aider la RDC à sortir de l’impasse. Les chefs religieux appellent tous les Congolais à s’inscrire dans cette dynamique pour que le pays puisse vivre en paix et faire face à l’agression rwandaise.
Un calendrier à préciser
Les conditions exactes du dialogue seront précisées « chemin faisant », selon le cardinal Ambongo. L’ordonnance présidentielle attendue dans les prochains jours devrait apporter des détails sur le cadre et les participants. Cette annonce marque une étape importante dans la recherche d’un consensus national, alors que les initiatives diplomatiques peinent à produire des résultats tangibles et que les combats persistent dans l’Est.
Article Ecrit par Cédric Botela
Sources: Actualite.cd, radiookapi.net
