Un silence assourdissant. Voilà ce qui répond au geste de bonne volonté du BC New Generation. Le club de basketball de Kinshasa a décaissé une première tranche de 1 000 dollars américains pour solder un litige financier avec la Fédération de Basketball du Congo (Febaco), mais aucune réaction n’est venue de l’instance dirigeante. Ce jeudi 16 juillet, les dirigeants de New Gen ont brisé le silence radio, relançant des tensions qui couvent depuis des mois.
Un paiement resté sans écho
Le conflit trouve son origine dans l’organisation des éliminatoires de la Basketball Africa League (BAL). New Gen affirme avoir déjà soumis à la Febaco les charges financières supportées pour participer au Road To BAL 2025 à Kinshasa, accompagnées d’un premier versement de 5 000 USD. Aujourd’hui, le club propose de clôturer la créance avec un dernier paiement de 7 000 USD, pour un total de 12 000 USD. Une lettre officielle expliquant cette démarche a été envoyée, mais la fédération n’a pas daigné répondre.
Des jeunes talents pris en otage
Pendant que le dialogue est rompu, les conséquences sur le terrain sont bien réelles. New Gen est privé des compétitions de la Liprobakin et de l’Eubakin Ouest, une mise à l’écart que le club juge préjudiciable pour ses jeunes basketteurs. « Comment peut-on demander aux clubs de former les futurs Léopards tout en les empêchant de participer aux compétitions ? », s’interrogent les responsables. Ils rappellent que leur travail de formation, mené sans subventions publiques ou fédérales, est aujourd’hui menacé.
Des internationaux formés au club
Le paradoxe est criant : certains pensionnaires de New Gen continuent d’être appelés en sélections nationales. Les noms de Garmine Kande, Yannick Nzonsa et du jeune Exaucé reviennent régulièrement parmi les présélectionnés. Pour les dirigeants, c’est la preuve que leur centre de formation est reconnu, mais que la structure qui a rendu cela possible est ignorée. « Nous ne demandons pas un traitement de faveur mais nous souhaitons juste que nos démarches soient étudiées pour régler le dossier », insistent-ils.
Un appel à la concertation
Face à cette impasse, New Gen tend la main. Le club demande à la Febaco de reprendre le dialogue en privilégiant une approche basée sur la concertation plutôt que sur le silence. L’enjeu dépasse le simple cas d’un club : fragiliser les formateurs, c’est affaiblir toute la filière du basketball congolais. Les dirigeants le martèlent : l’éducation des jeunes requiert des investissements humains et financiers considérables, et leur mise à l’écart a un effet négatif sur l’ensemble du mouvement.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: Actualite.cd
