Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, est arrivé ce mercredi à N’Djamena pour participer au Forum africain sur l’eau et l’énergie, qui se tient du 15 au 16 juillet 2026 dans la capitale tchadienne. Ce rendez-vous continental, co-organisé par le Tchad et le Groupe de la Banque mondiale, réunit plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains, des institutions financières internationales, des partenaires au développement et des représentants du secteur privé.
La participation du chef de l’État congolais fait suite à l’audience qu’il avait accordée le 2 juillet 2026 à une délégation tchadienne conduite par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin. L’émissaire était porteur d’une invitation officielle du président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno. Selon le ministre tchadien, cette rencontre vise à mobiliser des financements, renforcer les partenariats et accélérer la mise en œuvre de projets structurants pour améliorer l’accès à l’eau potable et à l’énergie sur le continent.
Une plateforme pour des engagements concrets
D’après le Groupe de la Banque mondiale, le Forum africain sur l’eau de N’Djamena constitue une plateforme stratégique pour faire progresser l’agenda de la sécurité hydrique. Il s’agit de renforcer la coopération entre les États, d’approuver la feuille de route des investissements pour la sécurité de l’eau (WASH+) et de mobiliser le leadership politique ainsi que les financements nécessaires. L’objectif est d’accélérer les progrès vers la sécurité hydrique en Afrique, un enjeu crucial face aux défis du changement climatique.
Le Forum réunit des chefs d’État, des ministres des Finances, de l’Eau, de l’Agriculture et de l’Énergie, ainsi que des dirigeants d’institutions régionales, d’organisations de bassins fluviaux, de partenaires au développement, de banques multilatérales de développement et du secteur privé. Il ambitionne de catalyser les financements publics, privés et mixtes, d’élargir les politiques nationales de l’eau au-delà du seul secteur WASH pour intégrer l’irrigation, l’énergie et la résilience climatique, tout en renforçant la coopération régionale autour des bassins transfrontaliers partagés.
La RDC, un potentiel hydrique à valoriser
La présidence congolaise a indiqué que Félix Tshisekedi portera la voix de la RDC, qui dispose d’un immense potentiel en eau, dans la recherche de solutions durables face aux défis du changement climatique et de la sécurité hydrique. Le ministre des Ressources hydrauliques et électricité ainsi que le Directeur général de la Regideso accompagnent le chef de l’État. Cette participation souligne l’importance stratégique que la RDC accorde à la gestion de ses ressources en eau et à la coopération régionale.
De la parole aux actes
Placé sous la coprésidence de Mahamat Idriss Déby Itno et d’Anna Bjerde, directrice générale des opérations du Groupe de la Banque mondiale, le Forum entend passer du dialogue politique de haut niveau à des actions concrètes. Selon la Banque mondiale, les travaux mettront l’accent sur la concrétisation des engagements à travers la mise en œuvre des pactes nationaux et régionaux pour la gestion de l’eau, le renforcement de la cohérence entre les politiques publiques, les institutions et les mécanismes de financement, ainsi que l’identification de solutions concrètes pour accélérer les investissements à grande échelle.
Le Forum constituera enfin un espace de dialogue privilégié entre les acteurs des secteurs public et privé, avec pour objectif de transformer les priorités en partenariats durables et en projets prêts à être financés. Les conclusions de cette rencontre sont attendues comme une étape décisive pour la sécurité hydrique et énergétique du continent.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd
