Le Syndicat national des médecins (SYNAMED) a rencontré le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, mercredi 8 juillet à Kinshasa, pour demander des mesures concrètes de protection des praticiens. Cette démarche fait suite à des assassinats de médecins signalés dans les provinces de la Tshopo et du Lualaba, ainsi qu’à des arrestations jugées arbitraires par le syndicat. L’enjeu est de taille : permettre aux professionnels de santé d’exercer dans un environnement sécurisé, condition essentielle pour garantir l’accès aux soins de la population.
Des violences qui menacent l’accès aux soins
La délégation du SYNAMED, conduite par son secrétaire général, le Dr John Senga Lwamba, a évoqué les cas d’assassinats de médecins dans les provinces de la Tshopo et du Lualaba. Ces événements, bien que non détaillés dans leur chronologie, illustrent une insécurité grandissante pour les soignants. Lorsque des médecins sont tués ou arrêtés, ce sont des communautés entières qui perdent l’accès à des services de santé essentiels. Le syndicat a plaidé pour la mise en place de mécanismes de protection plus efficaces, afin que les praticiens puissent travailler sans crainte et dans le respect des dispositions légales.
Un appel à l’implication du ministère de la Justice
« Nous avons sollicité l’implication du ministre de la Justice pour que des mesures efficaces soient prises en faveur de la sécurité des médecins et du respect de leurs droits », a déclaré le Dr John Senga Lwamba. Cette demande vise à obtenir des garanties concrètes de la part des autorités, notamment pour prévenir de nouvelles violences et pour traiter les cas d’arrestations que le syndicat considère comme arbitraires. Le SYNAMED souhaite également instaurer un dialogue permanent entre les autorités publiques et les organisations socioprofessionnelles, dans le respect de l’État de droit, afin de construire un climat de sécurité durable.
Une reconnaissance juridique après trente ans d’existence
La rencontre a aussi été marquée par la remise officielle de la personnalité juridique au SYNAMED, trente ans après sa création. Selon le secrétaire général du syndicat, cette reconnaissance renforce son cadre légal et lui permettra de défendre plus efficacement les intérêts de ses membres, conformément aux lois de la République. Concrètement, cela signifie que le syndicat dispose désormais d’une existence officielle, ce qui facilite ses actions de plaidoyer et de représentation auprès des institutions.
L’engagement du ministre à faire respecter la loi
En réponse, le ministre d’État a réaffirmé l’engagement de son ministère à faire respecter la loi et à assurer la protection de tous les citoyens, y compris les professionnels de santé, dont le rôle est essentiel pour la population. Cette déclaration, bien que générale, constitue un signal positif pour les médecins qui attendent des actes. La sécurité des soignants n’est pas seulement une question de droits individuels : elle conditionne la capacité du système de santé à fonctionner correctement, en particulier dans les zones reculées où les menaces sont souvent plus élevées.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
