Les flammes ont tout emporté en quelques instants. Vendredi 9 juillet, à Mukolo, dans le territoire de Demba (Kasaï-Central), deux maisons ont été réduites en cendres après qu’un feu de brousse s’est propagé jusqu’aux habitations. Les riverains ont tenté d’intervenir, mais la puissance du brasier n’a laissé aucune chance aux biens des deux familles.
Un départ de feu depuis la brousse voisine
Selon les témoignages recueillis sur place, l’incendie a pris naissance dans une brousse adjacente avant de gagner rapidement les constructions. Les végétaux, asséchés par la saison, ont servi de combustible, transformant une simple flamme en un sinistre incontrôlable. Marcel Masanka, coordonnateur territorial de la Nouvelle société civile du Congo (NSCC) de Demba, confirme qu’aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, mais le bilan matériel est lourd. Les deux habitations ont été entièrement calcinées, privant les familles de tous leurs effets personnels.
Des familles sans abri sous le ciel de Mukolo
Depuis l’incident, les victimes passent leurs nuits à la belle étoile. « Les familles sont exposées aux intempéries et à l’insécurité », rapporte Marcel Masanka. Leur quotidien a basculé : plus de toit, plus d’effets personnels. Une assistance urgente des autorités leur permettrait de reconstruire leurs habitations et de retrouver une vie digne, plaident-elles. La situation est d’autant plus critique que la saison sèche rend les nuits plus fraîches et les conditions de vie précaires.
Le feu de brousse, un danger amplifié par la saison sèche
Marcel Masanka alerte sur le risque que représentent les feux de brousse pour les populations de Demba et ses environs. « C’est une pratique que nous condamnons. C’est une mauvaise habitude », déclare-t-il. Il souligne que le danger est plus élevé en période de saison sèche, lorsque l’humidité des végétaux disparaît et que les plantes se transforment en combustibles. Il appelle à la vigilance : « Il faut vous préserver de ne pas brûler la brousse et tirer nos enfants à l’oreille pendant la journée de ne pas jouer avec le feu, parce que chaque fois qu’il joue avec le feu à la maison, il y a risques de perdre la maison et certains biens. »
L’incendie de Mukolo illustre la vulnérabilité des communautés rurales face à des pratiques agricoles ou à des imprudences qui, en saison sèche, peuvent dégénérer en catastrophes. La reconstruction des deux maisons dépend désormais de la solidarité et de l’action publique. Les autorités locales sont interpellées pour apporter une aide rapide aux sinistrés, qui n’ont plus que le ciel comme abri.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net
