Le gouverneur du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, a effectué samedi 27 juin une visite officielle au parc de la Garamba. Le déplacement avait pour objectif affiché de soutenir la protection de cette aire protégée et de relancer son attractivité touristique, dans un cadre où la conservation du site reste liée à la sécurité, à la gestion publique et à l’implication des communautés locales.
Le chef de l’exécutif provincial était accompagné de députés nationaux et provinciaux, de membres de son cabinet, ainsi que d’autorités politico-administratives et sécuritaires. Cette composition donne à la visite une portée institutionnelle. Elle place la Garamba au centre d’un suivi provincial qui concerne à la fois la préservation de l’écosystème, la coordination avec les services de sécurité et la valorisation touristique du Haut-Uele.
Une visite officielle au parc de la Garamba
La délégation a été accueillie sur place par le chef de site, Philippe De Coop. Elle a parcouru le parc national de la Garamba, une aire protégée d’environ 4.920 km², créée en 1938 et gérée par l’Institut congolais pour la conservation de la nature, l’ICCN. Cette étape a permis aux autorités provinciales et aux élus présents de constater l’état d’un site présenté comme emblématique pour la province.
Au cours de cette immersion, plusieurs espèces emblématiques ont été observées, notamment les rhinocéros blancs, les girafes, les buffles et différentes antilopes. Ces espèces figurent parmi les éléments qui fondent la valeur écologique et touristique du parc. Leur présence a été mise en avant dans le message porté par le gouverneur, qui a lié conservation, responsabilité collective et relance de la fréquentation touristique.
Bakomito appelle à une mobilisation collective
À l’issue de la visite, Jean Bakomito Gambu a appelé les communautés, les partenaires et les Congolais à s’impliquer dans la sécurisation et la préservation de la Garamba. Son message a insisté sur la collaboration autour du site, sans limiter cette responsabilité aux seules institutions publiques.
« Je sors de ce parc émerveillé. La Garamba est un trésor national que nous avons le devoir de protéger et de valoriser. J’appelle toutes les communautés, les partenaires et chaque Congolais à s’impliquer dans la collaboration pour la sécurisation et la préservation de ce site. Venez visiter, venez découvrir ce milieu aussi bien organisé. La Garamba doit redevenir une destination touristique de référence pour le Haut-Uele et pour la RDC », a déclaré le gouverneur.
Cette déclaration fixe deux priorités. La première concerne la protection du patrimoine naturel. La seconde porte sur la volonté de replacer la Garamba dans le circuit touristique du Haut-Uele et de la RDC. Le gouverneur n’a pas annoncé de mesure chiffrée dans ce cadre, mais son intervention établit une orientation politique autour de la conservation et de la valorisation du parc.
L’ICCN et la sécurité au centre du suivi
Jean Bakomito Gambu a également salué les efforts des équipes de l’ICCN dans la gestion et la protection de cette aire protégée. Le rôle de l’institution reste central dans l’administration du parc, mais la visite a aussi mis en avant la nécessité d’un travail coordonné avec d’autres acteurs provinciaux.
Le gouverneur a insisté sur le renforcement de la collaboration entre les services de sécurité, les élus et les communautés locales. L’objectif mentionné est de lutter efficacement contre le braconnage et d’assurer une préservation durable de l’écosystème. Dans cette perspective, la lutte contre le braconnage apparaît comme un enjeu de sécurité locale et de gouvernance environnementale.
Un enjeu public pour le Haut-Uele
La visite officielle au parc de la Garamba place donc la responsabilité provinciale au premier plan. Elle confirme l’intention des autorités du Haut-Uele d’associer protection, sécurité et tourisme autour d’un même site. Les suites dépendront de la capacité des institutions, des services concernés et des communautés à maintenir cette coordination dans la durée.
Dans l’immédiat, le message du gouverneur reste centré sur la mobilisation et la préservation. Aucun calendrier opérationnel n’a été détaillé. Le constat documenté porte cependant sur une volonté institutionnelle de faire de la Garamba un espace mieux protégé et plus attractif, tout en rappelant que sa conservation suppose une implication continue des acteurs locaux et nationaux.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
