AccueilActualitéInternationalEbola: des sénateurs américains veulent le retour à l’OMS

Ebola: des sénateurs américains veulent le retour à l’OMS

Des sénateurs démocrates américains ont présenté, jeudi 25 juin 2026, la loi EBOLA afin d’obliger le président Donald Trump à réintégrer l’Organisation mondiale de la Santé et à coopérer avec elle face à l’épidémie d Ebola signalée en Afrique centrale et orientale. Le texte place la coordination internationale au centre de la réponse sanitaire, alors que la source fait état de plus de 1 000 cas confirmés deux mois après la détection de l’épidémie.

Ce que prévoit la loi EBOLA

La proposition, baptisée « Epidemic Barrier and Outbreak Leadership Act », est portée notamment par Jeanne Shaheen, Cory Booker, Chris Van Hollen, Tim Kaine, John Hickenlooper, Amy Klobuchar, Jacky Rosen, Chris Coons, Alex Padilla, Chris Murphy, Tammy Baldwin et Jeff Merkley. Son objectif principal est institutionnel: rétablir le lien entre les États-Unis et l’OMS pour faciliter une réponse commune à l’épidémie.

Selon les éléments fournis, la loi obligerait le président américain à réintégrer l’Organisation mondiale de la Santé au plus tard 30 jours après sa promulgation. Elle demanderait aussi aux États-Unis de collaborer immédiatement avec l’OMS pour répondre à la maladie à virus Ebola en Afrique centrale et orientale.

Le texte autoriserait également les crédits nécessaires à son application. Ces moyens couvriraient notamment les cotisations à l’OMS, les contributions volontaires et le soutien programmatique destiné à prévenir la propagation mondiale de la maladie à virus Ebola.

Pourquoi la coordination sanitaire compte

L’enjeu mis en avant par les sénateurs est simple: une épidémie de cette ampleur nécessite des échanges rapides d’informations, des ressources coordonnées et une action prévisible entre institutions. La source indique que l’OMS et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies coordonnent la riposte mondiale.

Dans un communiqué, Jeanne Shaheen a estimé que le retrait américain de l’OMS, les coupes dans les programmes d’aide étrangère et le gel de fonds destinés à des organisations de vaccination comme Gavi ont aggravé la crise et rendu les Américains plus vulnérables. Elle a appelé le Sénat à adopter rapidement le texte afin que le gouvernement américain coopère pleinement avec l’OMS pour réduire la transmission et éviter qu’Ebola n’atteigne de nouveau le sol américain.

Cette lecture s’inscrit dans un contexte déjà complexe. La source mentionne un conflit actif entre la République démocratique du Congo et le Mouvement du 23 Mars, soutenu par le Rwanda, qui entrave l’accès humanitaire aux zones touchées. Elle indique aussi que la réduction de l’aide étrangère américaine a limité la capacité des États-Unis à coordonner leurs efforts avec les partenaires internationaux.

RDC et Ouganda cités dans une lettre à Rubio

En parallèle de la proposition de loi, Jeanne Shaheen, Chuck Schumer et plusieurs autres sénateurs ont adressé une lettre au secrétaire d’État Rubio. Ils lui demandent de permettre au département d’État, au CDC et à d’autres agences compétentes de travailler avec l’OMS pour répondre immédiatement à l’épidémie d Ebola.

Dans cette lettre, les sénateurs disent leur inquiétude face à une épidémie incontrôlée en République démocratique du Congo et en Ouganda. Ils indiquent qu’un mois après la déclaration de l’épidémie par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, plus de 1 000 cas suspects et confirmés ainsi que des centaines de décès présumés étaient déjà recensés.

Ils comparent cette situation au début de l’épidémie d’Ebola de 2014 en Afrique de l’Ouest, lorsque 40 cas suspects étaient dénombrés au moment du lancement de la riposte internationale. Cette comparaison sert, dans leur argumentaire, à expliquer pourquoi ils demandent une collaboration immédiate avec l’OMS.

Le retrait américain reste au cœur du débat

Les États-Unis ont officiellement quitté l’Organisation mondiale de la Santé le jeudi 22 janvier 2026, après un décret signé par Donald Trump dès son entrée en fonction et un an de préavis légal. Washington a justifié cette décision par des critiques visant la gestion de la pandémie de COVID-19 par l’OMS.

L’Organisation mondiale de la Santé a regretté ce retrait, en rappelant le rôle joué par les États-Unis dans plusieurs actions sanitaires mondiales, dont l’éradication de la variole et la lutte contre plusieurs maladies. Elle conteste aussi les accusations américaines, affirmant avoir agi rapidement, partagé les informations disponibles et conseillé les États membres sur la base des données scientifiques disponibles.

Pour les sénateurs auteurs de la démarche, une dérogation permettrait aux ministères concernés de fournir immédiatement des ressources à l’OMS et de collaborer avec elle pour coordonner la réponse et partager les informations liées à Ebola. À ce stade, les faits fournis montrent surtout un bras de fer institutionnel autour d’une question pratique: comment organiser la coopération sanitaire internationale pendant une épidémie qui progresse rapidement.

Article Ecrit par Amissi G

Source: Actualite.cd

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