Un premier contingent de 600 bâtisseurs de la nation est arrivé à Kinshasa dimanche 21 juin 2026 pour lancer une opération d’assainissement de Kinshasa conduite par le Service national. Ce groupe constitue la première étape d’un dispositif annoncé par le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national et coordonnateur de la Task force chargée de l’assainissement de la capitale.
Le chiffre doit être lu simplement : 600 personnes sont déjà sur place, tandis que près de 5.000 bâtisseurs sont attendus dans les prochains jours. Pour une ville confrontée à l’insalubrité urbaine, l’enjeu pratique est d’organiser progressivement des interventions visibles dans les espaces publics, sous l’encadrement du Service national et dans le cadre d’une Task force instaurée par le Président Félix Tshisekedi.
600 arrivées après quatre rotations
Selon les informations recoupées, l’arrivée du premier groupe s’est faite après quatre rotations aériennes successives. Ce détail permet de comprendre le démarrage logistique de l’opération : il ne s’agit pas encore de l’ensemble du dispositif annoncé, mais d’une première vague appelée à être renforcée.
Les bâtisseurs arrivés à Kinshasa sont d’anciens kulunas passés par le programme du Service national. Les sources indiquent qu’on y retrouve notamment des Kinois, des Katangais et des Lualabais. Leur retour dans la capitale intervient après une formation à Kaniama Kasese, présentée comme une étape de rééducation et d’encadrement par le travail.
Pour les institutions, ce premier déploiement sert donc de point de départ. Pour les habitants, il renvoie à une attente concrète : voir des actions d’entretien, de nettoyage et de remise en ordre des espaces collectifs prendre forme dans les communes concernées par l’insalubrité.
Une mission encadrée par le Service national
Le Service national est au centre du mécanisme. Il encadre ces bâtisseurs et pilote, à travers la Task force, la participation aux travaux d’assainissement. Les sources mentionnent notamment le curage des caniveaux, l’évacuation des déchets, l’assainissement des marchés, le nettoyage des espaces publics et la remise en état de certains sites stratégiques.
Ces tâches ont une portée pratique directe. Un caniveau bouché, un dépotoir sauvage ou un espace public encombré compliquent l’usage quotidien de la ville. L’opération vise donc à agir sur des problèmes visibles du cadre de vie, tout en demandant une organisation progressive puisque l’effectif complet annoncé n’est pas encore arrivé.
Le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik avait annoncé cette mobilisation dans le cadre de la lutte contre l’insalubrité à Kinshasa. Les 600 premiers bâtisseurs constituent ainsi l’avant-garde d’un effectif plus large qui doit rejoindre la capitale au fil des prochains jours.
La salubrité comme discipline collective
Au-delà du nettoyage, les sources insistent sur la dimension civique de l’initiative. Les bâtisseurs se présentent comme déterminés à contribuer à une ville plus propre et à décourager les pratiques jugées inciviques dans les espaces publics. L’un d’eux affirme que leur formation les a préparés à cette tâche et qu’ils ne comptent pas tolérer les mauvaises pratiques.
Cette dimension est importante pour comprendre l’objectif annoncé. L’assainissement de Kinshasa ne dépend pas seulement d’équipes mobilisées sur le terrain ; il suppose aussi des comportements adaptés dans l’usage des rues, des marchés et des lieux collectifs. Les sources restent cependant centrées sur le lancement de l’opération et ne donnent pas encore de bilan de terrain.
La prudence s’impose donc dans l’évaluation. À ce stade, le fait établi est l’arrivée de 600 bâtisseurs, l’attente d’environ 5.000 au total et la volonté affichée d’intervenir progressivement dans la capitale.
Un test pour l’organisation urbaine
Pour Kinshasa, cette opération représente un test d’organisation publique. Les effectifs annoncés donnent une idée de l’ampleur recherchée, mais les résultats dépendront de la capacité à coordonner les équipes, à cibler les zones concernées et à maintenir les efforts dans la durée. Les sources indiquent que plusieurs communes doivent être touchées, avec une attention portée aux zones les plus affectées par l’insalubrité.
Sur le plan économique et pratique, l’assainissement a un lien direct avec le fonctionnement quotidien de la ville : marchés, voiries, espaces publics et sites stratégiques sont des lieux où circulent les ménages, les vendeurs et les usagers. Les interventions annoncées peuvent donc améliorer l’usage de ces espaces si elles sont effectivement menées et suivies.
L’opération entre maintenant dans sa phase observable. Les prochains jours permettront surtout de vérifier comment les nouveaux contingents seront intégrés au dispositif et comment les travaux d’assainissement seront organisés dans la capitale.
Article Ecrit par Amissi G
Sources: actu30.cd, mediacongo.net
