Invité d’un Space live organisé ce samedi par Stanis Bujakera Tshiamala, le député national Michel Moto Muhima a défendu une lecture très favorable du bilan de Félix Antoine Tshisekedi. Son intervention a surtout lié cette appréciation politique à une idée institutionnelle précise : selon lui, la révision constitutionnelle devrait être soumise à la population afin de permettre au chef de l’État d’aller plus loin dans son action.
Dans ce débat politique, l’élu n’a pas présenté la révision comme un simple sujet juridique. Il l’a rattachée à la continuité de l’action présidentielle, en citant plusieurs domaines qu’il estime concernés par le bilan actuel : l’économie, la politique, la sécurité, le social, la diplomatie et les infrastructures. Cette manière de poser le sujet place la Constitution au centre d’une discussion sur les marges d’action du pouvoir public.
Michel Moto Muhima lie bilan et Constitution
Michel Moto Muhima a tenu des propos particulièrement appuyés en faveur du président de la République. Il a déclaré : « Félix Antoine Tshisekedi est le meilleur chef de l’État que notre nation a connu depuis l’indépendance, et je peux le prouver. En six, sept ans, le bilan du chef de l’État dépasse tout ce qui a été fait avant. Tout est là : économique, politique, sécuritaire, social, diplomatique, infrastructures. En sept ans, ce qui s’est passé dans ce pays ne s’est pas passé durant les dix-huit dernières années, ni durant les trente-deux années avant. Il faut reconnaître à l’homme son époque ».
Le cœur de son argument repose donc sur une comparaison politique du bilan présidentiel. Il affirme que les résultats obtenus sous Félix Tshisekedi dépasseraient ceux des périodes antérieures qu’il cite. La source ne fournit pas de données chiffrées détaillées pour documenter chaque secteur mentionné, mais le député présente ces domaines comme les principaux éléments de son appréciation.
L’économie au centre de son plaidoyer
Dans la même intervention, Michel Moto Muhima a insisté sur l’économie et l’entrepreneuriat local. Il a affirmé : « Le président Félix Tshisekedi a donné un boom à notre économie. L’entrepreneuriat local a pris l’ascenseur. Bien sûr, il y a encore beaucoup à faire, et nous devons le soutenir et l’amener à aller au-delà. Il peut faire mieux avec une meilleure Constitution. C’est pourquoi nous disons : allons-y. Mettons ça devant la population, le souverain primaire, qu’il se prononce par un oui ou par un non, et nous prendrons acte. »
Cette formulation montre deux idées. D’abord, le député estime que l’action du chef de l’État a produit une dynamique économique. Ensuite, il considère que cette dynamique pourrait être prolongée par un changement du cadre constitutionnel. Pour le lecteur, le point important est le lien établi entre performance publique et architecture institutionnelle : dans son raisonnement, la Constitution actuelle ne serait pas seulement un texte de règles, mais un cadre qui peut influencer la capacité d’action de l’exécutif.
Le souverain primaire comme arbitre
Michel Moto Muhima ne se limite pas à exprimer son soutien à la révision constitutionnelle. Il insiste aussi sur la nécessité de placer la question devant la population. Il évoque explicitement le « souverain primaire », appelé à se prononcer par un oui ou par un non. Cette précision donne à son propos une dimension de procédure : la décision finale, selon lui, devrait revenir à la population.
Dans ce cadre, l’Assemblée nationale apparaît en arrière-plan à travers le statut de l’orateur, député national, même si la source ne détaille aucune initiative parlementaire précise. L’intervention reste donc une prise de position politique, exprimée dans un espace de discussion publique, autour d’un sujet institutionnel sensible : la révision constitutionnelle.
Un débat appelé à rester factuel
Les propos de Michel Moto Muhima s’inscrivent dans un débat où les mots employés comptent. Lorsqu’un responsable politique affirme qu’une Constitution peut permettre de « faire mieux », il invite à discuter du rapport entre les règles institutionnelles et les résultats attendus. Mais, sur la base des éléments fournis, aucune mesure précise de révision, aucun calendrier, ni aucun mécanisme détaillé ne sont mentionnés.
La prudence s’impose donc dans la lecture de cette intervention. Ce qui est établi, c’est que Michel Moto Muhima soutient l’idée d’une révision constitutionnelle et qu’il justifie ce soutien par une appréciation très favorable du bilan de Félix Tshisekedi, notamment sur le terrain économique. Ce qui reste à documenter, en revanche, ce sont les modalités concrètes d’un éventuel processus et les effets institutionnels qu’il pourrait produire.
Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
