L’Assemblée nationale a tenu une plénière chargée ce samedi 13 juin 2026, examinant des dossiers aux implications concrètes pour la gestion publique et la sécurité. Au cœur des débats : l’assainissement des effectifs de l’État, la prolongation de l’état de siège dans l’Est et un cadre légal pour la recherche scientifique. Ces décisions, bien que techniques, touchent directement à l’efficacité de l’administration, à la stabilité des provinces orientales et au potentiel d’innovation du pays.
Jean-Pierre Lihau détaille l’élagage du fichier administratif
Le vice-Premier ministre chargé de la fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a répondu à une question d’actualité et à une motion d’interpellation sur la gestion des agents de l’État. Il a présenté les réformes engagées depuis 2021 pour assainir l’administration publique, en mettant l’accent sur les opérations de nettoyage du fichier des agents. Selon lui, ces vérifications ont permis d’identifier plusieurs cas d’irrégularités et d’agents fictifs, une avancée pour réduire les dépenses salariales injustifiées. Le ministre a également rejeté les accusations de transfert de numéros matricules entre le Nord-Ubangi et la Mongala, précisant que de telles décisions ne relèvent pas de ses prérogatives. Cette clarification vise à rassurer sur la rigueur du processus, alors que la masse salariale reste un poste budgétaire sensible.
L’état de siège reconduit massivement pour le Nord-Kivu et l’Ituri
Sur le plan sécuritaire, les députés ont adopté le projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans ces deux provinces. Le vote a été sans équivoque : sur 386 votants, 381 se sont prononcés pour, deux contre et trois se sont abstenus. Cette mesure exceptionnelle, qui restreint certaines libertés civiles au profit des opérations militaires, reste donc en vigueur. Pour les populations locales, cela signifie le maintien d’un cadre sécuritaire renforcé, mais aussi la poursuite de contraintes quotidiennes. L’écrasante majorité en faveur du texte reflète un consensus parlementaire sur l’urgence de stabiliser cette région en proie aux violences armées.
Un cadre légal pour doper la recherche et l’innovation
Les élus ont poursuivi l’examen de la proposition de loi portant principes fondamentaux relatifs à la recherche scientifique et technologique. Ce texte ambitionne de renforcer le rôle de l’innovation dans le développement du pays et de promouvoir la valorisation des ressources nationales. Concrètement, il s’agit de créer un environnement juridique favorable aux chercheurs et aux investissements technologiques, avec des retombées potentielles sur la compétitivité économique. La commission sociale et culturelle a obtenu un délai supplémentaire de 24 heures pour intégrer les amendements des députés avant l’adoption définitive. Ce temps additionnel doit permettre d’affiner un texte qui pourrait, à terme, faciliter la transformation locale des matières premières et réduire la dépendance aux importations.
Article Ecrit par Amissi G
Source: mediacongo.net
