Le Mondial 2026 s’est ouvert sous les projecteurs, mais aussi sous le signe d’un retour symbolique. À Mexico, jeudi 11 juin, Shakira a repris place dans l’imaginaire de la Coupe du monde en portant sur scène Dai Dai aux côtés de Burna Boy, dans une cérémonie d’ouverture pensée pour faire vibrer le stade Azteca avant même le premier coup d’envoi.
Plus de 80 000 spectateurs ont assisté à cette séquence où la musique a servi de trait d’union entre le grand récit du football et l’atmosphère de fête populaire que voulait installer le pays hôte. J Balvin faisait aussi partie d’une affiche qui cherchait moins la longueur que l’impact immédiat.
Une scène qui parle autant de mémoire que de présent
La présence de Shakira n’avait rien d’anodin. Depuis Waka Waka, sa voix reste associée pour beaucoup à l’une des dernières grandes chansons planétaires du football. Cette fois, le décor change, le morceau change, mais l’effet recherché reste voisin: donner à l’ouverture du tournoi un repère sonore capable de circuler bien au-delà du stade.
Avec Burna Boy, l’interprétation de Dai Dai a pris une forme plus contemporaine, plus transnationale aussi. L’affiche rapprochait une star latino-pop et une figure majeure de l’afrobeats dans une mise en scène calibrée pour un tournoi élargi et mondialisé.
Le stade Azteca comme caisse de resonance
Le choix de Mexico City Stadium, appelé aussi stade Azteca, a donné à la performance une épaisseur particulière. Il ne s’agissait pas seulement d’un concert avant match, mais d’un moment conçu pour dialoguer avec l’histoire du lieu, son poids dans la mémoire du football et la ferveur très dense du public mexicain.
Les images diffusées dans les premières heures du tournoi montrent une cérémonie spectaculaire, chargée de lumières, de danse et de symboles visuels. La performance n’a pas occupé toute la soirée, mais elle a suffi à imposer sa signature dans le récit d’ouverture de la compétition.
Une ouverture musicale pour un tournoi qui veut marquer son époque
Au fond, la force de cette apparition tient à ce qu’elle résume: la FIFA cherche un tournoi plus vaste, plus hybride et plus spectaculaire, tandis que les artistes tentent de fabriquer un moment suffisamment bref pour la télévision, mais assez fort pour rester en mémoire.
Ce qu’il faut retenir, c’est que Shakira n’a pas simplement chanté avant un match. Elle a réactivé une place particulière dans le cérémonial du football mondial, cette zone où la pop et le sport se croisent pour produire une image qui dépasse le terrain.
Article Ecrit par Yvan Ilunga
Sources : FIFA, AP News, The Guardian.
