Un mois. C’est le délai sec imposé aux occupants du vaste quadrilatère qui s’étire du complexe de tennis à la place Oasis, en passant par AWAI et le terrain de l’Athénée jusqu’à l’espace Ngoma. Samedi 6 juin 2026, le ministre provincial des Sports de la Tshopo, Thomas César Mesemo Wa Mesemo, a tranché : ce périmètre stratégique de la commune de Makiso, à Kisangani, doit être libéré pour faire place nette à un complexe sportif moderne.
L’ultimatum court du 8 juin au 8 juillet 2026. Une course contre la montre pour les familles, commerçants et usagers installés sur ce site que les autorités provinciales et le gouvernement central veulent transformer en pôle multisports. « Tout ce qui est construit illégalement sera déguerpi afin de rendre le site disponible et prêt pour ces activités », a martelé le ministre Mesemo Wa Mesemo, le regard tourné vers les futures installations.
Un mois pour vider les lieux
La conférence de presse du ministre provincial a sonné comme un coup de sifflet. Les occupants du site retenu sont sommés de plier bagage. Les constructions jugées illégales seront démolies. Pour les propriétaires en règle avec l’administration foncière, une porte reste ouverte : ils sont invités à contacter les autorités pour un examen de leurs dossiers parcellaires, en vue d’une procédure d’indemnisation. Un tri s’annonce entre le formel et l’informel, dans un espace où se côtoient habitations, activités culturelles et terrains de fortune.
Un écrin pour le tennis, le volley, le judo
Le futur complexe ne se limitera pas à une seule discipline. Thomas César Mesemo Wa Mesemo a détaillé un projet taillé pour le tennis, le volley-ball, le basketball et le football, mais aussi pour les arts martiaux comme le karaté et le judo. L’ambition est claire : sortir les sportifs de Kisangani des espaces privés souvent inadaptés. « Cet espace sera érigé pour la construction d’infrastructures modernes pour différentes disciplines sportives », a-t-il insisté, dessinant un lieu où chaque pratique trouvera son terrain aux normes.
Kisangani dans le sillage de Kinshasa
Le ministre provincial a ancré ce projet dans une dynamique nationale. Il a évoqué l’aréna en construction à Kinshasa, près du Stade des Martyrs, comme un modèle à suivre. « Nous devons avoir un espace comparable à l’aréna que le gouvernement national construit à Kinshasa », a-t-il déclaré, liant le destin sportif de la Tshopo à la vision de modernisation des infrastructures portée par le gouvernement central. Un signal fort pour les athlètes locaux, qui pourraient bientôt s’entraîner et concourir dans un cadre repensé.
Le compte à rebours est lancé. D’ici un mois, le visage de Makiso pourrait commencer à changer, entre démolitions et espoirs de médailles.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net
