Le secteur de Kipuka, dans la province du Kwilu, fait face à une flambée de rage canine. En une semaine, 25 cas ont été recensés, dont quatre décès, a alerté le chef du secteur, Kiamfu Romain. Cette situation survient alors que la ville voisine de Kikwit a déjà enregistré plus de dix décès sur 58 cas. La rage, une maladie virale transmise par la salive d’un animal infecté, est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés, mais elle est évitable grâce à la vaccination.
Une progression rapide en une semaine
Les chiffres communiqués par les autorités locales montrent une propagation inquiétante. En seulement sept jours, 25 cas de rage canine ont été confirmés dans le secteur de Kipuka, entraînant quatre pertes humaines. Le chef du secteur, Kiamfu Romain, a qualifié la situation d’alarmante. Ce bilan s’ajoute à celui de Kikwit, où plus de dix décès ont été déplorés sur 58 cas recensés. La rage canine se transmet principalement par morsure ou griffure d’un chien infecté. Sans traitement préventif rapide après exposition, le virus atteint le système nerveux et provoque une encéphalite fatale.
Des vaccins disponibles et une campagne de proximité
Pour contenir l’épidémie, les autorités ont mis en place des sites de vaccination dans le secteur. Des équipes sillonnent également les habitations selon une stratégie de porte-à-porte. Kiamfu Romain a rappelé que des vaccins antirabiques sont disponibles et a exhorté les propriétaires de chiens à y recourir. La vaccination des animaux domestiques est le moyen le plus efficace pour briser la chaîne de transmission. Elle protège à la fois les animaux et les communautés. Le chef du secteur a prévenu que les contrevenants s’exposeraient aux sanctions prévues par la loi, sans toutefois détailler ces mesures.
L’abattage des chiens errants comme mesure complémentaire
En parallèle de la vaccination, les autorités ont annoncé l’abattage des chiens errants. Ces animaux, souvent non vaccinés et en contact direct avec la population, représentent un risque élevé de propagation du virus. Cette mesure, bien que radicale, vise à réduire rapidement le nombre d’animaux potentiellement infectés. Elle doit cependant s’accompagner d’une sensibilisation pour éviter que les propriétaires n’abandonnent leurs chiens par crainte, ce qui aggraverait le problème. La combinaison de la vaccination de masse et du contrôle des populations canines errantes est recommandée par les experts en santé publique pour endiguer la rage.
Un appel à la responsabilité collective
Face à cette crise sanitaire, la mobilisation des propriétaires de chiens est cruciale. La vaccination animale est un geste simple qui protège toute la famille. Les habitants doivent également signaler tout animal suspect et consulter immédiatement un centre de santé en cas de morsure. Un traitement post-exposition, comprenant un vaccin et parfois des immunoglobulines, peut empêcher l’apparition de la maladie s’il est administré rapidement. Les autorités sanitaires rappellent que la rage est une maladie négligée mais évitable, et que la coopération de tous est indispensable pour éviter de nouveaux décès.
Article Ecrit par Amissi G
Source: mediacongo.net
