Six centres de santé de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, ont été temporairement fermés le vendredi 5 juin. Cette décision des autorités sanitaires fait suite à la détection de cas suspects d’Ebola dans ces établissements. L’objectif est de procéder à une désinfection complète des locaux et de limiter tout risque de propagation du virus. Des avis officiels placardés à l’entrée des structures informent les usagers de travaux de désinfection et d’assainissement en cours.
Une mesure pour briser la chaîne de contamination
Selon les sources sanitaires, la fermeture vise à interrompre toute chaîne de contamination au sein des formations sanitaires où plusieurs cas suspects ont été enregistrés. La désinfection est une étape clé pour éliminer le virus des surfaces et des équipements, réduisant ainsi le risque de transmission aux patients et au personnel soignant. Cette approche est conforme aux protocoles de riposte contre Ebola, qui exigent une décontamination rigoureuse des espaces potentiellement infectés. En pratique, cela signifie que les salles de consultation, les lits et le matériel médical sont traités avec des solutions désinfectantes pour neutraliser toute trace du virus. Cette intervention rapide vise à protéger à la fois les usagers et les agents de santé, particulièrement exposés lors des soins.
Transfert des patients vers des centres spécialisés
Les cas suspects identifiés ont été transférés vers des centres de traitement dédiés, notamment l’Hôpital général de référence de Bunia et le centre de Rwampara. Ces structures disposent de capacités de prise en charge adaptées, avec des unités d’isolement et du personnel formé à la gestion des maladies à virus Ebola. Parmi les patients transférés figurent des cas graves, dont des décès impliquant trois médecins. Ce constat souligne le risque professionnel auquel sont confrontés les soignants en première ligne. Les patients souffrant d’autres pathologies ont reçu une prise en charge minimale avant d’être orientés vers d’autres structures ou renvoyés à domicile. Cette réorganisation réduit temporairement la capacité d’accueil des malades dans la ville, obligeant les habitants à se tourner vers les établissements restés ouverts pour les soins courants.
Inquiétudes des femmes enceintes et réouverture prochaine
Cette situation suscite des inquiétudes, notamment chez les femmes enceintes venues pour des soins, qui craignent une exposition potentielle au virus. La fermeture de centres de santé habituellement fréquentés pour les consultations prénatales ou les accouchements peut entraîner des retards dans la prise en charge, avec des conséquences possibles pour la santé maternelle et infantile. Les autorités sanitaires nationales et provinciales indiquent que la majorité des structures concernées devraient rouvrir dans les prochains jours, après évaluation des opérations de désinfection et des mesures de prévention mises en place. En attendant, la population est invitée à se rendre dans les établissements restés ouverts pour les soins courants. Cette réouverture progressive dépendra de la confirmation que les locaux ne présentent plus de risque de contamination, garantissant ainsi un environnement sûr pour les patients et le personnel.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
